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               Lundi de la 4ème semaine de Pâques


 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
En ce temps-là, Jésus déclara : « Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans l’enclos des brebis sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit. Celui qui entre par la porte, c’est le pasteur, le berger des brebis. Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir. Quand il a poussé dehors toutes les siennes, il marche à leur tête, et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix. Jamais elles ne suivront un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui, car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. » Jésus employa cette image pour s’adresser aux pharisiens, mais eux ne comprirent pas de quoi il leur parlait. C’est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis : Moi, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance. »

On continue l’image du Bon berger.  Mais voilà que Jésus a désormais une double casquette : Berger et Porte.

Il est d’abord un berger qu’il oppose au voleur et au bandit.  Ceux-ci viennent pour voler, c’est-à-dire pour vendre ou faire mourir ; autrement dit encore pour tirer quelque profit du troupeau.  Jésus ne vient pas pour profiter de nous, mais pour que nous puissions profiter de lui.  Il ne vient pas pour nous ôter la vie, mais pour nous donner la vie ; il ne vient pas pour se servir de nous, mais pour nous servir.  Faire grandir l’homme se fait dans la clarté, la transparence ou réduire l’homme à rien se fait en cachette, en escaladant le mur.  De nouveau, la clarté ou les ténèbres, la vie ou la mort.

Deux.  Ces voleurs sont aussi des étrangers dont on ne reconnaît pas la voix.  Écouter la voix de quelqu’un dans la Bible, c’est lui obéir.  Jean nous parle donc clairement du bon sens des brebis.  Fondamentalement, elles reconnaissent ceux qui lui veulent du bien et ceux qui lui veulent du mal.  Fondamentalement, l’homme comprend qui le fait grandir ou qui veut sa perte.  Sans doute, parfois, nous sommes la brebis perdue qui quitte le troupeau, mais généralement, nous savons que c’est le Seigneur qui nous veut du bien.

Et enfin, il est la porte.  La porte de la ville, c’est l'emplacement officiel des simples tribunaux locaux.  Alors on comprend la suite du texte : « qui entrera par moi sera sauvé ».  Jésus n’est pas venu pour condamner, mais pour sauver.  Au tribunal de Dieu, nous sommes toujours acquittés puisqu’il est venu pour cela, puisque sa miséricorde et son amour sont sans fin, sont sans fond.  Et la porte est l’entrée de la ville … et on le comprend, de la Ville Sainte, du paradis.  Un troupeau avec un bon berger, c’est déjà le paradis sur terre.  C’est cela que doit être l’Église et l’Église doit le faire pour le monde, afin que tous soient sauvés. Amen.  Alléluia !      

Bénissons le Père tout-puissant qui nous relève en son Fils !

Pour la gloire du Ressuscité qui rayonne sur le monde,

R/ Béni sois-tu !

Pour la lumière de la foi qui pénètre nos cœurs,

Pour l’avenir où tu nous engages avec toi,

Pour le chemin de l’éternité ouvert à tous les hommes,

Pour l’Esprit répandu sur toutes les nations,

Pour l’amour qui transforme le monde,


Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …
« Mon âme a soif de Dieu. » Depuis combien de temps ne me suis-je pas réconcilié avec Jésus ?

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