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                Jeudi de la 3ème semaine de Pâques


 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Quiconque a entendu le Père et reçu son enseignement vient à moi. Certes, personne n’a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père. Amen, amen, je vous le dis : il a la vie éternelle, celui qui croit. Moi, je suis le pain de la vie. Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ; mais le pain qui descend du ciel est tel que celui qui en mange ne mourra pas. Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour la vie du monde. »

Première chose tellement fondamentale : c’est le Père qui nous attire vers Jésus et non pas nous qui allons vers Jésus.  C’est toujours la même chose, mais c’est fondamental : ou bien je choisis d’aller vers Dieu et je bâtis une tour de Babel qui s’effondre, ou bien je choisis la Pentecôte qui me permet de recevoir, comme un cadeau, l’Esprit-Saint.  La première méthode est bien difficile, mais peut me remplir d’orgueil : j’y suis arrivé.  La deuxième est tellement plus simple, mais elle me conduit à l’humilité et à l’action de grâce devant les merveilles du Seigneur.  Et si je choisissais la seconde ?

Si je crois, j’ai et non pas j’aurai la vie éternelle.  Le choix du temps n’est pas banal : je suis déjà dans l’éternité chaque fois que je fais confiance au Seigneur.  Et c’est normal : Le Seigneur est là pour me donner le bonheur. Si je le laisse gouverner ma vie, je vivrai donc le bonheur absolu et cela porte un nom : le paradis, tout simplement.  Et, à notre mort, ce que nous vivrons, ce sera l’accomplissement absolu de ce que nous tentons déjà de vivre, vaille que vaille sur cette terre.  Il n’y a donc pas vraiment de rupture, mais un accomplissement entre cette vie d’ici-bas et celle du ciel.

Et enfin, ce sera pour l’éternité.  N’essayons pas d’imaginer l’inimaginable.  Mais le Seigneur veut nous dire que non seulement c’est un bonheur absolu, mais que nous ne devons pas craindre que cela se termine un jour.  Je me souviens d’une dame qui, le 1er janvier, me disait qu’elle avait vécu une année merveilleuse et que, dès lors, elle craignait le pire pour l’année qui commençait.  Nous sommes un peu tous comme ça : quand tout va bien, on se dit : « Qu’est-ce qui va me tomber dessus ? »  Avec le Seigneur, aucun problème, ce sera toujours surabondance de bonheur absolu. Amen, Alléluia !

  
Jésus ressuscité, tu réjouis ton Église par ta présence, écoute sa prière :

R/ Christ vainqueur, sois au milieu de nous.

Tu as vaincu la mort et le péché,
libère-nous des puissances du mal.

Viens à nous dans ta force invincible,
montre-nous la douceur de ton amour.

Toi seul réconcilies, toi seul régénères,
que tes baptisés changent ce monde sans justice.

Soutiens notre combat tant qu’il dure,
jusqu’à l’heure de ton retour.


Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …
Philippe a annoncé la Bonne Nouvelle au haut fonctionnaire éthiopien. Comment puis-je être témoin de l’Évangile pour mes enfants, mes petits-enfants, les jeunes que je rencontre ?

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