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                Mardi de la 3ème semaine de Pâques




 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
En ce temps-là, la foule dit à Jésus : « Quel signe vas-tu accomplir pour que nous puissions le voir, et te croire ? Quelle œuvre vas-tu faire ? Au désert, nos pères ont mangé la manne ; comme dit l’Écriture : Il leur a donné à manger le pain venu du ciel. » Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain venu du ciel ; c’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel. Car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde. » Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là. » Jésus leur répondit : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. »

Jésus passe à la vitesse supérieure.  Il y a quelques jours, nous vivions la multiplication des pains et aujourd’hui, Jésus dit que c’est lui, le pain.  Jusqu’où devra-t-il aller pour qu’on le croie.  Pourquoi faut-il toujours des signes.  Nous venons de le célébrer les Jeudi et Vendredi-Saint : Si Jésus est le Pain vivant, il le montrera en donnant son Corps à manger le Jeudi et en acceptant d’être « mangé » en quelque sorte le Vendredi.  Il n’y a pas d’autre signe dira-t-il encore que le signe de Jonas.  On ne peut dire que l’on est du pain, de la nourriture, que si l’on accepte d’être mangé, de disparaître en quelque sorte.

Ce pain vivant qu’il est « est descendu du ciel ».  Déjà Jésus disait que le pain, la manne donnée par Moïse n’était pas la sienne, mais celle de Dieu.  De la même manière, Jésus, s’il est pain donné, est d’abord un pain donné par le Père à notre monde.  Je vous le dis souvent : Jésus n’est pas un indépendant, mais un salarié travaillant au nom de son Père.  Il ne prend rien pour lui.  Non seulement il se donne, mais il dit que c’est par son Père, grâce à son Père qu’il peut se donner comme nourriture …  Quelle humilité que celle de Jésus !

Et enfin, cette phrase pas très glorieuse et en même temps géniale : « Seigneur, donne-nous toujours de ce pain-là ».  Ils en sont toujours au fait de ne plus avoir faim, voire de ne plus devoir travailler pour pouvoir s’acheter de quoi manger.  Mais lue de façon chrétienne, elle peut devenir une superbe prière : j’ai envie que toi, Seigneur, tu sois ma vraie nourriture, que tu sois celui qui comble ma faim, que tu sois celui qui me donne de l’énergie pour travailler à ce que ton Royaume vienne en ce monde, que tu sois la seule chose qui me permette vraiment de vivre et de vivre toujours.  Amen, Alléluia !   
  
Ô Christ, tu as choisi des femmes pour annoncer ta résurrection aux Apôtres,
— fais que nous recevions leur témoignage.

R/ Exauce-nous, Seigneur de gloire !

Tu t’es fait connaître de Marie qui te cherchait parmi les morts,
prononce le nom qui nous retournera vers toi.

Tu as laissé vide le tombeau, 
garde-nous de te chercher où tu n’es pas.

Tu es monté vers ton Père et notre Père,
suscite parmi tes frères des témoins de ta présence.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …
C’est mon Père qui vous donne le vrai pain venu du ciel. » Seigneur, je te confie celles et ceux qui préparent leur première communion.

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