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                Mercredi de la 3ème semaine de Pâques


 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
En ce temps-là, Jésus disait aux foules : « Moi, je suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim ; celui qui croit en moi n’aura jamais soif. Mais je vous l’ai déjà dit : vous avez vu, et pourtant vous ne croyez pas. Tous ceux que me donne le Père viendront jusqu’à moi ; et celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors. Car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé. Or, telle est la volonté de Celui qui m’a envoyé : que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour. Telle est la volonté de mon Père : que celui qui voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »

Nous sommes toujours dans le grand discours du Pain de Vie chez Jean.  Ce discours, c’est un peu comme un chant avec un refrain qui est agaçant – surtout pour celui qui doit faire un commentaire … - mais cela montre comment Jean doit redire aux premières communautés chrétiennes et à nous ce qui est le cœur de notre foi, le cœur de l’Eglise : l’Eucharistie. Elle n’a jamais été évidente … Parfois, nous n'avons pas envie de manger ce pain ; il nous arrive de dire : « J’y vais quand j’ai envie ».  Je respecte évidemment, mais ce n’est pas juste. Dans la vie quotidienne, il nous arrive de ne pas avoir d’appétit, mais nous savons que si nous voulons pouvoir assurer notre journée de travail sans coup de pompe, nous devons quand même manger.  C’est la même chose pour l’eucharistie.  Je n'en ai peut-être pas envie, mais j’en ai un besoin vital pour vivre en chrétien sans coup de pompe spirituel.  Mais on remarque moins les hypoglycémies spirituelles que les physiques …

Deux.  Jésus ne veut perdre aucun de ceux qui lui ont été donnés.  Et qui sont-ils ?  Tout simplement le monde entier, pas moins que ça.  Dans ceux-là, il y a ceux qui ont demandé la mort de Jésus, ceux qui se sont tenus à l’écart, celui qui l’a livré et celui qui l’a renié.  Mais le Père, par Jésus, veut les sauver tous.  Il ne s’agit donc pas de préférence.  Si nous devions nous enfuir de notre pays en voiture en cas de guerre, fort à parier que nous proposerions les places vides à des personnes qui nous sont chères, non ?  Peut-être pas à notre contrôleur des contributions ou à une telle qui nous fait enrager depuis si longtemps.  Mais Dieu n’est pas ainsi : il commandera des autocars pour que tous aient une place, pour que tous puissent être sauvés. Et il n’aura l’âme en paix que lorsque tous auront trouvé un moyen de locomotion.  L’universalité du salut de Dieu !

Et enfin, comment être sauvé ?  En le voyant et en croyant.  Croire, nous ne pouvons pas le faire à leur place ; il n’y a qu’eux qui peuvent décider de donner leur confiance à Dieu.  Notre rôle, c’est de leur montrer, de leur faire voir.  Mais de leur faire voir d’une façon tellement joyeuse et positive qu’ils n’aient plus qu’une envie : donner toute leur confiance au Seigneur.  C’est donc l’éternelle question : Comment témoignons-nous du Seigneur ?  Sommes-nous vraiment des chrétiens qui donnent envie aux autres ?  Amen, Alléluia !  

  
Jésus Sauveur, manifesté dans la chair,

arrache à la mort toute chair mortelle.

 

R/ Jésus Christ, Seigneur, alléluia !

 

Jésus Seigneur, justifié dans l’Esprit,

justifie ceux qui confessent ton nom.

 

Roi de gloire, apparu aux anges,

règne sur tous les univers.

 

Verbe vivant, proclamé dans les nations,

sois leur cri de victoire.

 

Fils de Dieu, reconnu dans le monde,

révèle à tous la face du Père.

 

Jésus, notre frère, enlevé dans la gloire,

tu reviendras nous prendre avec toi.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …
« Celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors. » Suis-je prêt, moi aussi, à un accueil inconditionnel des personnes qui viennent vers moi ?

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