Samedi de la 3ème semaine de Pâques
Le discours du Pain de Vie est terminé et maintenant, voilà les conséquences. Honnêtement, avouons que l’on peut comprendre les disciples. Pour nous, nous sommes tellement devenu habitués à l’expression « corps et sang du Christ » que cela ne nous scandalise plus, mais nous avons vu, hier, à quel point ces expressions pouvaient sembler scandaleuses, inaudibles. C’est incroyable au sens étymologique du terme : on ne peut pas y croire. Jésus pourrait donc adoucir ses propos, mettre quelques bémols en disant que c’est un langage symbolique, qu’il ne faut pas prendre les choses à la lettre. Tentation qui est aussi la nôtre lorsque des paroles d’Évangile nous sembles trop rudes : « ne prenons pas les choses à la lettre … » Jésus nous rappelle ce matin que l’Évangile n’est pas un roman à l’eau de rose.
Distinction entre les disciples et les Apôtres. Les premiers suivent et écoutent Jésus ; les seconds partagent sa vie. Les premiers peuvent sans aller sans difficulté, mais les seconds … Ils ont fait de Jésus le centre de leur vie ; ils lui ont déjà donné leur foi ; ils lui font confiance. C’est seulement avec une grande proximité avec Jésus que nous pouvons « croire l’incroyable ». N’est-ce pas l’expérience humaine que nous faisons : quelqu’un de notre entourage nous dit des choses bizarres : nous pouvons prendre distance sans problème ; mais si c’est quelqu’un qui nous est terriblement proche, nous réfléchissons à deux fois : si lui qui m’aime me dit telle chose, cela doit être vrai. Alors, avec Pierre nous lui disons : « À qui irions-nous ? »
Et allons jusqu’au bout : « Tu as les paroles de la vie éternelle ». Non seulement, je fais confiance à Jésus jusqu’au bout, même si je ne comprends pas. Mais, en même temps, je suis sûr que ce qu’il me dit, ce sont des paroles de vie et de vie absolue. Un cardinal disait à une foule de prêtres rassemblés hier à Rome cette chose tellement fondamentale : « Le Seigneur veut notre bonheur ». Il le disait sûrement à des prêtres qui voyaient trop leur ministère comme un sacrifice et non comme une joie. Mais c’est à chacune et chacun que cette phrase est redite aujourd’hui : « Si je te dis telle chose, c’est simplement parce que je sais que cela peut te rendre heureux. Alors, comme les Apôtres, n’hésite pas ». Amen. Alléluia !
bénis et sanctifie tous les hommes.
R/ Souviens-toi de tes frères.
Premier des vivants, tu fais renaître celui qui croit en toi,
donne aux baptisés de vivre en fils de lumière.
Toi qui soutiens la confiance de ton Église en marche,
donne-lui d’annoncer hardiment ta résurrection.
Tu es entré après beaucoup de souffrances dans la gloire du Père,
change en joie la peine des hommes.
Tu nous appelles au festin du Royaume,
sois le pain qui nous ressuscitera au dernier jour.
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …
Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

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