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                Vendredi de la 3ème semaine de Pâques


 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
En ce temps-là, les Juifs se querellaient entre eux : « Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? » Jésus leur dit alors : « Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui. De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi. Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. » Voilà ce que Jésus a dit alors qu’il enseignait à la synagogue de Capharnaüm.

Nous terminons ce long discours sur le Pain de vie. Et cela se termine de façon inaudible pour les Juifs : manger sa chair et boire son sang …  On comprend que l’on ait dit des premiers chrétiens qu’ils étaient anthropophages.

Et tout d’abord, la chair.  Chez les Juifs, la chair, c’est l’être tout entier.  Ce que Jésus donne, c’est donc sa personne en plénitude, et non pas une partie de lui.  Il nous donne  ses actes, ses paroles, son amour, la qualité de ses relations humaines, jusqu’au lien privilégié avec son Père.  Avouez que ce n’est pas rien. Comme humain, nous sommes incapables de nous donner entièrement ; il restera toujours une part de nous-mêmes qu’il nous est impossible de donner, même à ceux que nous aimons au plus haut point.  Nous sommes un mystère pour nous-mêmes ; nous ne savons jamais vraiment qui nous sommes.  Mais Dieu, en Jésus se donne sans rien garder.

Boire son sang.  On va encore plus loin, car rappelez-vous, les Juifs ne peuvent pas boire le sang des animaux, car cela signifie la vie.  Et Dieu seul est maître de la vie. Voilà donc que Jésus dit clairement à ses auditeurs qu’il est Dieu lui-même.  Mais que ce Dieu, loin d’être un Dieu lointain, est un Dieu qui accepte de se « dissoudre » en nous ; ou plus justement de faire sa demeure en nous.  Non seulement il nous donne tout, mais il nous donne sa vie elle-même : c’est le mystère du sang répandu à la Passion, sur le Croix.

Mais ce sang justement coulera du côté du Christ ; il est désormais en nous et donc, en toute logique, ses paroles, ses actes, son intimité avec son Père et son amour pour les humains doit et non seulement doit, mais peut devenir le nôtre.  Je peux être un « autre Christ » selon l’expression très ancienne.  Je peux être un autre Christ, mais pas seul … Bientôt viendra la Pentecôte qui nous redira que tout est possible avec lui.  Amen.  Alléluia !      

Jésus, notre berger, ta mort disperse le troupeau,
ta résurrection le rassemble.

R/ Ô Christ ressuscité, gloire à toi !

Tu laisses vide le tombeau,
tu te montres vivant à ceux qui croient.

La peur tient tes Apôtres enfermés,
tu parais et les envoies jusqu’au bout du monde.

Sans toi, les pêcheurs du lac n’ont rien pris,
au matin, tu remplis leur filet.

Ta passion avait troublé leur cœur,
mais tu leur dis : La paix soit avec vous !


Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …
Saul est passé de persécuteur à instrument de Dieu. Je peux prier aujourd’hui pour une cause qui me semble désespérée : rien n’est impossible à Dieu !

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