Accéder au contenu principal

  

Mardi de la 8ème semaine

du Temps de l’Église



 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
 En ce temps-là, Pierre se mit à dire à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre. » Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : nul n’aura quitté, à cause de moi et de l’Évangile, une maison, des frères, des sœurs, une mère, un père, des enfants ou une terre sans qu’il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, sœurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle. Beaucoup de premiers seront derniers, et les derniers seront les premiers. »

« Nous avons tout quitté ».  Rappelez-vous l’image d’hier avec le chameau.  Pas moyen d’entrer dans le Royaume de Dieu sans enlever tout ce qui est sur notre dos ; pas moyen de suivre Jésus sans se débarrasser de tout. On comprend évidemment que cela se vit différemment comme moine ou moniale, prêtre, couple, famille.  Mais pour tous, cela implique une certaine sobriété dans la vie, juste pour se rappeler que ce qui est important c’est Jésus et selon les paroles de ma grand-mère « qu’on a jamais vu un coffre-fort suivre un corbillard »

Mais Jésus nous dit que si nous donnons tout, lui nous donne et au centuple.  Il n’y a pas de commune mesure entre le bonheur que peut me donner tel vêtement ou telles vacances et le bonheur que le Seigneur peut me donner : il n’y a aucune mesure.  De nouveau, cela se vit de différentes manières.  Nous pouvons posséder, mais n’y mettons jamais notre cœur.  Car si notre cœur est rempli par tant et tant de choses, il n’y aura plus de place pour le Seigneur.

Tout nous sera rendu au centuple, hormis une chose, ou plutôt une personne.  Allez relire le texte et vous verrez qu’on ne parle pas du père au centuple.  Pourquoi ?  Le Père, Jésus nous l’a déjà donné et nous l’a donné complètement : « Qui me voit, voit le Père ».  Autrement dit, ce bonheur absolu qui nous est promis, nous pouvons déjà le goûter chaque fois que nous prenons conscience que nous sommes enfants du Père des cieux …  Alors, prenons le temps lorsque nous prions le « Notre Père ».  Amen.  

Notre Dieu est un Dieu patient ; bénissons-le :

R/ Béni sois-tu !

Béni sois-tu pour ce jour : 
que nous tirions parti du temps présent pour hâter la venue de ton règne.

Béni sois-tu pour ce monde en croissance : 
que nous lui annoncions la justice et la paix.

Béni sois-tu pour l’Église que ton Esprit renouvelle : 
donne à ses fils la joie de l’espérance.

Béni sois-tu pour la Terre Nouvelle que tu promets : 
guide nos pas jusqu’à la fin du jour.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …
Quel geste concret de sobriété puis-je décider aujourd’hui ? Cela sera mon offrande au Seigneur.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

  Mercredi de la 1ère semaine du Temps de l'Eglise   Mettons-nous en    présence de Dieu :   Dieu, viens à mon aide ;   Seigneur, à notre secours ! En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il ...
  Lundi de la 2ème semaine du Temps de l'Eglise    Mettons-nous en    présence de Dieu :   Dieu, viens à mon aide ;   Seigneur, à notre secours ! En ce temps-là, comme les disciples de Jean le Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vint demander à Jésus : « Pourquoi, alors que les disciples de Jean et les disciples des pharisiens jeûnent, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » Jésus leur dit : « Les invités de la noce pourraient-ils jeûner, pendant que l’Époux est avec eux ? Tant qu’ils ont l’Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, ce jour-là, ils jeûneront. Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d’étoffe neuve ; autrement le morceau neuf ajouté tire sur le vieux tissu et la déchirure s’agrandit. Ou encore, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; car alors, le vin fera éclater les outres, et l’on perd à la fois le vin et les outres. À vin n...
  Fini ...   Mettons-nous en présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours ! Jésus disait : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé. Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé. Il y a des cadeaux qu’on reçoit et qu’on range quelque part. Une jolie boîte, un souvenir de vacances… et puis, au bout de quelques mois, on ne sait plus très bien où on l’a mis ! Il ne faudrait surtout pas que cela arrive avec la paix reçue pendan...