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Saint Justin


 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
 En ce temps-là, Jésus et ses disciples revinrent à Jérusalem. Et comme Jésus allait et venait dans le Temple, les grands prêtres, les scribes et les anciens vinrent le trouver. Ils lui demandaient : « Par quelle autorité fais-tu cela ? Ou alors qui t’a donné cette autorité pour le faire ? » Jésus leur dit : « Je vais vous poser une seule question. Répondez-moi, et je vous dirai par quelle autorité je fais cela : le baptême de Jean venait-il du ciel ou des hommes ? Répondez-moi. » Ils se faisaient entre eux ce raisonnement : « Si nous disons : “Du ciel”, il va dire : “Pourquoi donc n’avez-vous pas cru à sa parole ?” Mais allons-nous dire : “Des hommes” ? » Ils avaient peur de la foule, car tout le monde estimait que Jean était réellement un prophète. Ils répondent donc à Jésus : « Nous ne savons pas ! » Alors Jésus leur dit : « Moi, je ne vous dis pas non plus par quelle autorité je fais cela. »

Il faut toujours se justifier et nous voyons que ce n’est pas vraiment une attitude nouvelle : « par quelle autorité fais-tu cela ? »

Je vous rappelle qu’autorité n’a rien à voir avec le professeur ou le major.  L’autorité, c’est ce qui fait grandir quelqu’un.  La première chose que Jésus nous rappelle, c’est qu’il est venu pour nous faire grandir, pour atteindre notre complète maturité : être des hommes et des femmes semblables à Dieu.  Prenons une comparaison de notre enfance : nous avons tous eu des ballons de baudruche.  Un est gonflé, l’autre ne l’est pas.  On l’est fait se « connecter » et voilà que l’air de l’un arrive dans l’autre.  De ce fait, le premier diminue et le second se met à gonfler.  C’est le mystère de notre Dieu.  Il s’est fait homme, s’est diminué et voilà que l’humanité a grandi, se faisant semblable à Dieu lui-même.

Seconde chose : l’autorité ne se démontre pas, elle ne se montre pas avec des mots ; elle se constate par des événements. Nous venons d’avoir une formation sur les abus sexuels.  Un enfant abusé va changer : il était joyeux et devient mélancolique, plein d’énergie et il se « traîne ».  À l’opposé, nous avons sans doute rencontré aussi des personnes qui nous ont fait grandir, nous épanouir.  Jésus n’a pas à dire son autorité, mais il nous invite tous à ouvrir les yeux et à regarder les merveilles qu’il a faites, et les merveilles qu’il peut faire encore par ses disciples aujourd’hui.

Enfin, n’essayons jamais de « coincer » Dieu, parce que, comme d’habitude, c’est une manière de vouloir prendre sa place, de vouloir devenir Dieu. Si les grands-prêtres et les scribes demandent à Jésus de se justifier, c’est tout simplement parce qu’ils sentent que leur pouvoir est en train de vaciller ; qu’ils ne sont plus vraiment « utiles » dans leur mission au service de Dieu. La question n’est donc pas de connaître l’autorité de Jésus, mais de lui dire qu’il n’a pas le droit de prendre sa place.  Dieu connaît le cœur de l’homme ; « il sait de quoi nous sommes pétris » et lorsque nos questions sont fausses, tournées vers notre pouvoir, jamais il ne nous répondra.  Amen.   
 
  En union avec Marie, Mère de Dieu, et tous les saints, nous supplions le Seigneur :

R/ Délivre-nous, Seigneur.

Par le mystère de ta sainte incarnation,

Par ta venue en ce monde,

Par ta naissance et ton épiphanie,

Par ton baptême et ton jeûne au désert,

Par ta croix et ta passion,

Par ta mort et ta mise au tombeau,

Par ta résurrection du séjour des morts,

Par ton admirable ascension,

Par la venue du Saint-Esprit consolateur,

Au jour du jugement

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …
Demain, c’est la fête du Saint-Sacrement. Je prie pour les enfants qui vont bientôt faire leur première communion


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