12ème dimanche
du Temps de l'Église B
dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. » Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient. Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait. Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : « Maître, nous sommes perdus; cela ne te fait rien? » Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »
Voilà une merveilleuse parabole du mystère pascal qui nous est proposée aujourd’hui par Marc. Le mystère pascal de Jésus et le nôtre, tout à la fois
Jésus, nous le savons, a été crucifié hors de la ville sainte. Et voilà que dans cet évangile, Jésus invite à passer sur l’autre rive. L’autre rive, c’est la rive des païens ; François dirait les périphéries. Alors que Jésus était le nouveau Temple au cœur de la ville sainte, voilà qu’il est couronné et installé Roi du monde sur une croix, hors de la ville. La barque de l’Église nous conduit hors des sphères habituelles de notre vie de foi, comme la passion du Christ se vit au-delà des lieux saints. Il nous faut oser monter dans la barque de l’Église : Jésus est avec nous.
Mais voilà que se déchaîne la tempête et que Jésus est endormi. Vous l’avez compris, on nous dit ainsi sa mort. Jésus mort, le monde redevient le tohu-bohu qu’il était au début de la création ; il redevient désordonné. C’est aussi l’expérience que fait la première Église. Lorsque nous quittons nos lieux sûrs, voilà que tout semble aller de travers, et voilà que nous faisons l’expérience d’un Dieu qui nous a invité à sortir, mais qui semble nous laisser dans le pétrin : « Cela ne te fait rien ? » Vous de Jacob, au lendemain de son combat avec Dieu qui disait : « Dieu était là et je ne le savais pas ». Il est toujours dans la barque, mais je le crois, endormi, mort, absent. Quand Marc écrit son évangile, la persécution de Néron a commencé, et Pierre, dont il est le secrétaire a été mis à mort …
Mais voilà qu’il se réveille. Le verbe est celui de la Résurrection. Jésus ressuscité, la création se calme ; tout se remet en ordre. C’est une invitation à la foi que fait Marc à travers cet épisode. Il en fallait à cette première communauté chrétienne. Le Christ n’est pas définitivement mort ; il est ressuscité. Alors, ayons la foi qu’il nous accompagne toujours et que, si vent et mer se déchaînent, ce n’est jamais que pour un temps. Il a vaincu la mort, il va vaincre toutes les morts. Amen
Dieu plein d’amour, éclaire les dirigeants des nations. Pour qu’ils assument pleinement leurs responsabilités et veillent ensemble au bien de leurs concitoyens, nous te supplions.
Dieu de tendresse et de miséricorde, veille sur les populations qui
fuient leur pays en guerre ou en grande pauvreté. Pour que les migrants soient accueillis en frères, nous te supplions.
Dieu notre Père, regarde notre communauté rassemblée. Pour qu’elle se nourrisse fidèlement de ta parole et de l’eucharistie pour mieux servir les plus pauvres, nous te supplions
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …
Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …
Ai-je bien conscience que croire, suivre le Christ, être baptisé donne une orientation décisive à ma vie ?
Quelle cohérence entre mes actes et la parole de Dieu qui guide mes pas ?
Qui est Dieu pour moi ?

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