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Mardi de la 11ème semaine du Temps de l’Église 


 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »

Nous continuons le texte d’hier avec l’opposition entre « on vous a dit » et « moi, je vous dis ».  Je vous mets au défi de trouver dans la Bible que l’on peut haïr son ennemi.  Matthieu « en remet une couche ».  En fait, il est écrit dans le Lévitique : « tu ne haïras pas ton frère, mais tu aimeras ton prochain ».  Le prochain étant « celui qui est proche », on pouvait déduire que celui qui n’était pas proche … on pouvait le détester … puisqu’on ne nous disait pas qu’on devait les aimer … mais là, on faisait dire au texte ce qu’il ne disait pas.  Comment Dieu pourrait-il inviter à haïr, à détester ?

Mais rappelez-vous cette autre phrase de la Bible, mais chez saint Jean cette fois où Jésus dit : « Celui qui croit en moi fera les œuvres que je fais, et même, il en fera de plus grandes. »  Nous avons donc la capacité, si nous avons la foi, de faire comme et même mieux que Jésus … Mais reconnaissons que notre foi étant plus petite qu’une graine de moutarde, nous sommes seulement au « début du commencement … » Certains grands saints ont pu le faire, mais pas tous les chrétiens, il faut le dire humblement.  Alors, comme hier, il nous faut nous émerveiller devant Jésus qui, lui, a aimé ses ennemis et leur en leur trouvant des circonstances atténuantes : « Ils ne savent pas ce qu’ils font ».

Mais je me souviens d’une personne très blessée qui avait rencontré le frère Roger de Taizé.  Celui-ci lui avait dit : « si tu veux vivre, tu dois lui pardonner ».  C’est donc une question de vie ou de mort !  Plus je rumine le mal, plus je me fais du mal à moi-même d’abord.  Mais le pardon, l’amour des ennemis est un chemin sur lequel nous avançons comme la procession d’Echternach.  Et, à la suite de notre Pape François, acceptons que reconnaître que nous n’y arrivons pas est déjà un premier pas vers le pardon.  Le reste, ce sera … un jour … voire même dans l’éternité.  Amen.       

      
Au matin de ce nouveau jour, prions le Christ Seigneur :

R/ Exauce-nous, Seigneur.

Jésus Christ, Premier-né avant toute créature, 
éveille nos sens à la beauté de ton œuvre.

Jésus Christ, Lumière qui se lève sur le monde, 
découvre à notre esprit tes volontés.

Jésus Christ, Fils bien-aimé du Père, 
inspire-nous l’amour filial et fraternel.

Jésus Christ, Source jaillissante de vie, 
féconde le travail de ce jour.

Jésus Christ, Ami des pauvres et des petits, 
rends-nous attentifs à leur appel.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

Je présente au Seigneur une personne à qui je ne peux pas pardonner

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