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Nativité de saint Jean Baptiste

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
Quand fut accompli le temps où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils. Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait montré la grandeur de sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle. Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l’enfant. Ils voulaient l’appeler Zacharie, du nom de son père. Mais sa mère prit la parole et déclara : « Non, il s’appellera Jean. » On lui dit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! » On demandait par signes au père comment il voulait l’appeler. Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Jean est son nom. » Et tout le monde en fut étonné. À l’instant même, sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu. La crainte saisit alors tous les gens du voisinage et, dans toute la région montagneuse de Judée, on racontait tous ces événements. Tous ceux qui les apprenaient les conservaient dans leur cœur et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui. L’enfant grandissait et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu’au jour où il se fit connaître à Israël.

L’habitude de l’Église est de célébrer les saints au jour anniversaire de leur mort qu’on appelle ‘dies natalis’, c’est-à-dire jour de la naissance.  Pour l’Église, notre vie éternelle vient après une seconde naissance qui est sans doute la plus importante.  Trois exceptions.  Le premier est hors concours : Jésus.  Les deux autres, Marie et Jean dont nous fêtons la naissance aujourd’hui.  C’est donc dire l’importance capitale qu’il a dans la vie de Jésus et dans la vie de l’Église.

Jésus dira la lettre aux Hébreux est le nouveau grand-prêtre, le prêtre par excellence.  Jean aurait pu devenir prêtre puisque son père l’était et que cela se transmettait au sein d’un même groupe.  Et voilà qu’en changeant de prénom, il se retire de cette lignée et par là-même, il entrouvre déjà la porte au fait qu’il n’y aura désormais plus de prêtre au Temple, plus de Temple, puisque Jésus est à la fois le Temple et le Grand-prêtre.  Dès le début, Jean s’efface pour son cousin Jésus, il montre vers qui doivent se tourner nos prières.

Le deuxième point est commun avec Marie.  Leur rôle commun, c’est de montrer Jésus, de conduire à Jésus.  Grande humilité qui est leur grandeur.  Par leur vie, par leurs quelques paroles, ils vont conduire à leur fils et à leur cousin.  Nous devons suivre cette lignée.  Notre vie et nos paroles doivent conduire à Jésus.  De la même manière que Jésus est le chemin qui conduit au Père, nous devons être le chemin qui conduit à Jésus … pas à nous !

Enfin.  Marie, nous dit-on, conservait toutes ces choses dans son cœur, et ici on nous dit que tous ceux qui apprenaient ces événements que nous venons de lire les conservaient, eux aussi, dans leur cœur.  C’est là aussi notre rôle : conserver, garder, méditer, ruminer …  Ce qui se passe avec Jésus et qui est commencé avec Jean doit être une source d’émerveillement continuel.  Avec Jean et son père Zacharie, émerveillons-nous d’un Dieu qui « se souvient de son amour ». Amen 
       
Dans la foi, prions le Christ qui envoie devant lui Jean, son précurseur :

R/ Béni sois-tu, Agneau de Dieu !

Pour toi, Jean a tressailli dans le sein d’Élisabeth,
aujourd’hui, tu nous combles de joie en venant à nous.

Par sa parole et sa vie, Jean le Baptiste nous a montré un chemin de conversion,
aujourd’hui, tu veux tourner nos cœurs vers toi.

Jean, un homme, t’a annoncé avec les mots des hommes,
aujourd’hui, tu envoies par le monde des messagers de ta Bonne Nouvelle.

Jean t’a baptisé au Jourdain pour que soit accomplie toute justice,
aujourd’hui, tu nous donnes d’être justifiés devant toi.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

Aujourd’hui, je contemple une œuvre représentant saint Jean Baptiste (sur internet, au musée, dans un livre…). Je me demande comment, à sa suite, je peux montrer le Christ à mon entourage.

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