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Saint Louis de Gonzague

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Ne vous faites pas de trésors sur la terre, là où les mites et les vers les dévorent, où les voleurs percent les murs pour voler. Mais faites-vous des trésors dans le ciel, là où il n’y a pas de mites ni de vers qui dévorent, pas de voleurs qui percent les murs pour voler. Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. La lampe du corps, c’est l’œil. Donc, si ton œil est limpide, ton corps tout entier sera dans la lumière ; mais si ton œil est mauvais, ton corps tout entier sera dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, comme elles seront grandes, les ténèbres ! »

Nous fêtons aujourd’hui saint Louis de Gonzague, un jésuite italien du 16ème siècle, patron de la jeunesse et aussi des personnes atteintes du Sida.  Sa vie, très courte - il meurt à 23 ans - est une vie bien remplie.

Tout d’abord, lui qui est de famille noble, appelé à une belle carrière, va renoncer à tout et entrer chez les jésuites à l’âge de 17 ans.  Il vit vraiment ainsi l’évangile de ce jour : « Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur ».  Il ne faut jamais essayer d’imiter les saints, car nous sommes tous différents, mais nous en inspirer.  Alors, demandons-nous : où est notre cœur.  Parce qu’on peut renoncer à beaucoup de choses, mais avoir son cœur encore très loin du Seigneur.  C’est le sens des trois conseils que nous avons entendu avant-hier : la prière, le jeûne et l’aumône.  Apprendre, grâce à ces trois « trucs » à nous décentrer de nous-mêmes pour mettre l’autre et le Seigneur au premier rang.  Mais c’est un travail à refaire sans cesse.

Un jour, on lui posait la question, durant une récréation : « Que ferais-tu si tu apprenais que tu allais mourir dans l’heure ? »  Bien loin de répondre : « je me précipiterais à la chapelle, ou bien j’irais me confesser », il a répondu tout simplement : « Je continuerais à jouer, comme je le fais maintenant ».  Apprendre à vivre pleinement le moment présent, qui est le seul qui existe.  Hier n’existe plus et demain pas encore.  Et si je suis en train de jouer maintenant, c’est que c’est ce que j’ai à faire ; c’est là que le Seigneur me veut maintenant.  Donc, aucune raison de changer d’activité.  À force de se projeter, on oublie le « ici et maintenant »

Et enfin, alors que la peste sévit, il va soigner et transporter les lépreux.  Et comme le Père Damien, il finira aussi par contracter la lèpre et mourra lépreux, lui aussi.  Non seulement il a aidé, mais il s’est identifié à ceux qu’il aidait.  On peut aider les autres, mais en restant au balcon.  C’est d’ailleurs ce qu’aurait pu faire Dieu.  Mais non, il a quitté son ciel pour venir vivre au milieu de nous ; il s’est fait homme au milieu des hommes.  Louis et Damien se sont faits lépreux au milieu des lépreux.  En cette fête, demandons au Seigneur de ne jamais rester au balcon, mais de toujours descendre au milieu, au cœur du monde.  Amen.       
        
Supplions le Christ qui nous a aimés jusqu’à la mort :

R/ Sauve-nous par ton amour.

Jésus, que l’on a bafoué sans raison, 
prends pitié de ceux dont l’amour est trahi.

Jésus, que l’amour du Royaume a perdu, 
prends pitié de ceux que l’on met en prison.

Jésus, qui n’as pas trouvé de consolateur, 
prends pitié de ceux qui sont affligés.

Jésus, que l’on abreuva de vinaigre,
prends pitié de ceux qui souffrent pour la justice.

Jésus, humilié par les hommes, sauvé par Dieu, 
sois la joie et la fête des pauvres.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

En cette Fête de la musique, je peux avoir une pensée pour les musiciens, les chanteurs, les poètes qui nous enchantent toujours, malgré les difficultés du monde. 

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