16ème dimanche
du Temps de l'Église B
Mettons-nous en présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
Les Apôtres reviennent de leur première mission. Rappelez-vous, dans la première lecture, le Seigneur était en colère contre les mauvais bergers. Il leur avait promis un nouveau Roi qui rassemblerait les brebis dispersées. Nous l’avons compris, pour nous, chrétiens, ce nouveau Roi, c’est Jésus et la deuxième lecture nous disait justement que des Juifs et des païens, il a fait un seul peuple. C’est sa mission. Mais très vite, Jésus a compris que sa mission, il ne l’accomplirait pas seul. Il s’est choisi des Apôtres, puis une Église - nous aujourd’hui - pour l’aider à rassembler le monde dans l’unité.
Voilà donc ce que les Apôtres viennent de faire et, comme nous, au terme d’une année pastorale, ils sont fatigués. Que fait Jésus ? Il est l’image de son Père et donc, il fait ce que son Père a fait. Après six jours de création du monde, il s’est reposé. Il n’y a donc aucune raison que et Jésus et ses disciples ne fassent pas la même chose. Il est normal aussi que l’Église, avec tous ses membres, prenne aussi un temps de repos ; en deux mots, qu’ils se re-posent, qu’ils se posent à nouveau. Car, à force de travailler, on risque de ne plus savoir ni pour quoi, ni pour qui on travaille. Il peut y avoir aussi un burn-out pastoral. Prenons donc du temps pendant ces mois pour nous reposer. Jésus et ses Apôtres, comme le Père, après le travail se reposent : c’est le dernier jour de la semaine, le sabbat.
Mais, après la résurrection de Jésus, il va y avoir un changement majeur. Le dimanche - et c’est d’ailleurs comme cela qu’il est appelé dans les évangiles - devient le premier jour de la semaine. Et c’est bien loin d’être un détail. Les chrétiens, eux, ne se reposent pas après avoir travaillé, mais avant de travailler. Et cela change tout. Vous vous souvenez du passage de l’évangile de Luc : « Quel est celui d'entre vous qui veut bâtir une tour, et qui ne commence pas par s'asseoir pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi aller jusqu'au bout? Et quel est le roi qui part en guerre contre un autre roi, et qui ne commence pas par s'asseoir pour voir s'il peut, avec dix mille hommes, affronter l'autre qui vient l'attaquer avec vingt mille? » Voilà donc comment nous vivons ces mois de repos. Non pas pour recharger nos batteries comme on dit souvent, mais pour préparer l’année pastorale qui vient, pour en discuter avec le Seigneur dans le repos, le silence et la prière. Amen.
Ô Christ, nous te remercions pour les responsables politiques et économiques de notre pays. Afin qu’ils soient saisis par les valeurs évangéliques de justice, d’écoute et de compassion, nous te prions.
Ô Christ, nous te disons merci pour tous les ministres de l’onction des malades. Afin que ce sacrement donne aux personnes qui le reçoivent, la force de l’espérance. Avec le pape François, nous te prions.
Ô Christ, loué sois-tu pour notre assemblée réunie en ce jour. Pour que petits et grands trouvent en cet été l’occasion de se reposer pour mieux repartir à la rentrée, nous te prions
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …
Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …
Quelle parole de Dieu nourrit de manière plus particulière ce temps d’été ?

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