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Jeudi de la 15ème semaine

du Temps de l'Église

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

En ce temps-là, Jésus prit la parole et dit : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

Se reposer en portant un joug !  Avouez que c’est assez étrange.  Quel est le joug que Jésus a porté.  Il est symbolisé par la croix, le sommet de son joug à la fin de sa vie.  Cette croix, signe de son amour absolu.  Et ce joug, dit Jésus est facile à porter et léger.  Rien n’est trop puissant pour celui qui aime.  Relisez le Cantique des Cantiques, ce texte érotique de la Bible.  On y voit le bien-aimé gravir les montagnes, devenir comme un alpiniste …  Quelle douleur, surtout dans un pays de désert.  Mais cette escalade lui paraît bien légère puisque c’est pour trouver sa bien-aimée.  D’autres parlent des douleurs de l’enfantement que la femme oublie dès que son enfant est né.

Mais voilà que nous portons ce fardeau avec lui.  Jésus n’est désormais plus seul et nous ne serons jamais seuls : et cela change tout … radicalement …  À cette époque des camps de mouvements de jeunesse, ils pourraient témoigner de combien l’épreuve de bâtir le camp, de creuser la feuillée, de vivre le Hike est différent puisqu’on la vit en patrouille.  Porter la croix avec Jésus, être son Simon de Cyrène comme il est notre Simon de Cyrène donne une autre dimension : c’est le sens de l’Église.  Ensemble entre nous et ensemble avec lui, nous portons le fardeau de l’amour de nos frères et sœurs.

Et cela, paradoxalement, nous procure le repos, le repos dans l’Esprit, pourrait-on dire.  Le repos de l’âme, ce n’est pas ne rien faire, c’est une sorte de libération spirituelle.  C’est ce que dit admirablement un psaume, le psaume 61 : 
« Je n'ai de repos qu'en Dieu seul, mon salut vient de lui.
Lui seul est mon rocher, mon salut, ma citadelle : 
je suis inébranlable. (…)
Je n'ai mon repos qu'en Dieu seul ; oui, mon espoir vient de lui.
Lui seul est mon rocher, mon salut, ma citadelle : 
je reste inébranlable.
Mon salut et ma gloire se trouvent près de Dieu. 
Chez Dieu, mon refuge, mon rocher imprenable !
Comptez sur lui en tout temps, vous, le peuple. 
Devant lui épanchez votre cœur : Dieu est pour nous un refuge. »

Avec nos actions de grâce, présentons à Dieu nos demandes :

R/ Écoute-nous, Dieu très bon.

Béni sois-tu, Seigneur, qui as mis en nous le souffle de la vie : 
donne-nous de revivre par ton Esprit.

À l’aube de ce jour, suscite en nous le désir de te servir : 
que nos travaux et nos joies te glorifient.

Devant les pièges de l’argent et de l’orgueil, 
dessille nos yeux et guide nos pas.

Rends-nous sensibles aux besoins de nos frères : 
que notre charité se fasse inventive.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …
J’écris une carte postale à une personne que je sais peiner sous le fardeau.

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