du Temps de l’Eglise
Mettons-nous en présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
Pour une fois, c’est Jésus lui-même qui fait l’homélie. Vous continuez ce chapitre 13 de l’évangile de Matthieu à partir du verset 18 et Jésus me remplace avantageusement.
Alors, attachons-nous à la première lecture que voilà :
Paroles de Jérémie, fils de Helkias, l’un des prêtres qui étaient à Anatoth, au pays de Benjamin. La parole du Seigneur me fut adressée : « Avant même de te façonner dans le sein de ta mère, je te connaissais ; avant que tu viennes au jour, je t’ai consacré ; je fais de toi un prophète pour les nations. » Et je dis : « Ah ! Seigneur mon Dieu ! Vois donc : je ne sais pas parler, je suis un enfant ! » Le Seigneur reprit : « Ne dis pas : “Je suis un enfant !” Tu iras vers tous ceux à qui je t’enverrai ; tout ce que je t’ordonnerai, tu le diras. Ne les crains pas, car je suis avec toi pour te délivrer » – oracle du Seigneur. Puis le Seigneur étendit la main et me toucha la bouche. Il me dit : « Voici, je mets dans ta bouche mes paroles ! Vois : aujourd’hui, je te donne autorité sur les nations et les royaumes, pour arracher et renverser, pour détruire et démolir, pour bâtir et planter. »
Nous entendons donc la belle vocation de Jérémie, qui est aussi la nôtre. Tout d’abord, cette parole du Père qui dit : « Avant même de te façonner dans le sein de ta mère, je te connaissais. » Il n’est plus nécessaire de rappeler que, dans la bible, connaître, signifie aimer. On est donc pas dans du déterminisme, disant que tout est joué d’avance et que l’homme n’est plus libre, mais bien du fait que l’amour du Seigneur est de toujours à toujours. Il nous aime avant même de savoir quelle sera notre vie. Serai-je un saint ou un truand ? Le Seigneur n’attend pas que je mérite son amour, il me le donne avant tout acte de ma part.
Deux. Devant la mission qu’il nous donne, nous sommes pris de frayeur. J’ai souvent entendu cela quand je demandais à des personnes d’être catéchiste : « je ne sais pas parler, je ne suis pas compétent, je n’ai aucune formation ». En un sens, je dirais que cette réaction est bonne. Elle nous situe devant la grandeur de Dieu qui ose confier sa Parole et son action à des êtres humains. Malheureux homme qui ne serait pas étonné par la demande du Seigneur. Aujourd’hui encore, je dois vous avouer que je me demande encore pourquoi le Seigneur m’a choisi … franchement …
Trois. A Moïse qui craignait d’aller chez Pharaon, à Jérémie qui se sent incapable également, la réponse du Seigneur est claire : non pas « va te former » ou « je vais te former », mais bien « je suis avec toi ». Le nom de son Fils est déjà là : Emmanuel : Dieu-avec-nous. Arrivé à Trieste il y a peu de temps, on prévient notre bon Pape François qu’on a découvert qu’il y avait un attentat préparé contre lui. Il aurait été raisonnable qu’il rentre dans l’hélicoptère et retourne au Vatican. Est-ce ce qu’il a fait ? Je vous laisse deviner. Amen
Tu es l’origine et le terme de notre foi ;
béni sois-tu !
Toi qui nous appelles des ténèbres à ta lumière,
prends pitié de nous.
Tu as ouvert les yeux des aveugles et l’oreille des sourds ;
béni sois-tu !
Guéris-nous de l’incrédulité ;
prends pitié de nous.
Tu nous as rassemblés en un seul corps ;
béni sois-tu !
Garde-nous de séparer ce que tu as uni ;
prends pitié de nous.
Tu donnes la force dans la tentation, la patience dans l’épreuve ;
béni sois-tu !
Que notre vie soit louange de grâce ;
prends pitié de nous.
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …
Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

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