Sainte Brigitte
Mettons-nous en présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
Deux familles : celle de sang et celle d’adoption. Evidemment, on peut les opposer, si on lit le texte rapidement. Rappelons que lorsque les évangiles sont écrits, les chrétiens souffrent persécution. Au sein-même des familles, on s’oppose parfois violemment et cela peut aller jusqu’à la délation aux autorités. On a de la peine à imaginer cela aujourd’hui dans nos pays. Marc nous redit donc que la vraie famille des chrétiens, le vrai lieu de l’amour, c’est l’Eglise.
Est-ce à dire qu’il faut opposer ? Non, évidemment. Mais il faut que la famille de sang devienne aussi le lieu de l’amour ; il faut que la famille devienne une « petite Eglise » selon le terme employé par le Concile Vatican II. Il est donc plus que clair que Marie qui s’inquiète pour Jésus, ses frères – c’est-à-dire ses cousins parmi lesquels Jacques qui sera à la tête de l’Eglise de Jérusalem – sont non seulement dans la famille de sang mais aussi dans la famille adoptive. Rappelons-nous aussi que Jésus instituera cette nouvelle famille qui peut contenir les deux, aux pieds de la croix, lorsqu’il dira à Jean : « Voici ta Mère » et à Marie : « Voici ton Fils »
Je lisais dans Prions en Eglise Brigitte que nous fêtons avait dit ou écrit : « Après la lecture de la Bible, n’ayez rien de plus cher que la vie des saints ». Le troisième point est plutôt un devoir de vacances, puisque nous avons un peu plus de temps. Je nous invite à lire une vie de saints. Lors de la messe finale au Stade Roi Baudouin, François va béatifier Sœur Anne de Jésus. Cette carmélite espagnole fondera les carmels de Mons et de Bruxelles. Elle y décédera en 1621. Voilà peut-être l’occasion de découvrir un peu plus sur cette grande mystique. Amen
R/ Viens, Seigneur Jésus !
Tu as beaucoup pardonné à la pécheresse parce qu’elle a beaucoup aimé :
pardonne-nous, car nous avons beaucoup péché.
Sur les routes de Galilée, les saintes femmes te suivaient :
accorde-nous de mettre nos pas dans tes pas.
Tu es le Maître que Marie écoutait et que Marthe servait :
donne-nous de te servir dans la foi et l’amour.
Tu appelles frère, sœur, mère, celui qui fait ta volonté :
conforme nos paroles et nos actes à ton vouloir.
Tu as fait des saintes femmes les premières messagères de ta résurrection :
envoie-nous proclamer à tes frères que tu es le Vivant.
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …
Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

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