Sainte Marie-Madeleine
Mettons-nous en présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
Merveilleux texte que celui que la liturgie nous donne en la fête de Marie-Madeleine. Jusqu’il y a peu, ce n’était, en langage liturgique, qu’une Mémoire. Maintenant, François a voulu que cette célébration monte d’un étage et devienne une Fête. Cela peut paraître anodin, mais pas du tout. François a voulu reconnaître le rôle essentiel de Madeleine. En quelque sorte, elle est la première évangéliste, puisque c’est elle qui, la première, va annoncer la résurrection. Une femme et une pécheresse, vous imaginez ? Voilà qui le Seigneur choisit pour annoncer sa victoire sur la mort. Alors, nous pouvons tous devenir des évangélistes.
De nouveau, ce texte est tout en symbolique : ce sont encore les ténèbres, on est près d’un tombeau, elle pleure, le corps a disparu. De l’autre côté, on est le premier jour de la semaine - le dimanche en langage chrétien -, des anges qui ne pleurent pas mais semblent consoler, il n’y a plus un corps morts, mais deux personnes vivantes.
Et on est près d’un tombeau - la mort - mais il n’est plus fermé - la vie -.
Jean nous montre ainsi les deux facettes de l’existence. Dans chacune de nos vies, il n’y a pas l’un ou l’autre, mais bien l’un et l’autre : lumière et ténèbres, vie et mort, absence et présence. C’est ce que nous célébrons chaque année lors de la semaine sainte. La vie de Jésus, comme la nôtre est à la fois Vendredi-Saint et nuit de Pâques.
Et quel est l’événement qui fait basculer l’histoire ? Quel est l’élément qui, sans supprimer les ténèbres, fait gagner la lumière ? « Marie » tout simplement ; l’appel de son nom. On comprend directement la symbolique. Certaines Églises issues de la Réforme ont encore gardé cette coutume que le prénom du nouveau-né n’est dévoilé qu’au moment du baptême. Autrement dit, c’est par le baptême que nous laissons la vie l’emporter sur la mort dans chacune de nos existences. Amen
R/ Viens, Seigneur Jésus !
Tu as beaucoup pardonné à la pécheresse parce qu’elle a beaucoup aimé :
pardonne-nous, car nous avons beaucoup péché.
Sur les routes de Galilée, les saintes femmes te suivaient :
accorde-nous de mettre nos pas dans tes pas.
Tu es le Maître que Marie écoutait et que Marthe servait :
donne-nous de te servir dans la foi et l’amour.
Tu appelles frère, sœur, mère, celui qui fait ta volonté :
conforme nos paroles et nos actes à ton vouloir.
Tu as fait des saintes femmes les premières messagères de ta résurrection :
envoie-nous proclamer à tes frères que tu es le Vivant.
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …
Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

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