21ème dimanche
du Temps de l’Eglise B
Mettons-nous en présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
Faire confiance au-delà de tout. C’est bien l’attitude de Pierre. Sans doute ne comprend-il pas plus que tous ceux qui viennent de quitter Jésus ; mais il nous rappelle que la foi, c’est croire quand on ne voit pas, c’est croire lorsqu’on ne comprend pas, mais que l’amour est plus fort que tout : « À qui irions-nous ? » Cela peut-être la question que peuvent se poser des amis ou des amoureux après des paroles ou des actes qui heurtent ou que l’on ne comprend pas. Mais puisque je t’aime, je te fais confiance, je crois que « tu as des paroles de vie, tu me fais vivre ». Un psaume dit : « Ton amour vaut mieux que la vie, tu seras la louange de mes lèvres. »
« Un jour peut-être je comprendrai ». Et un jour, Pierre comprendra … mais on en est encore loin. Vous vous souvenez de la parole du curé d’Ars : « si nous comprenions ce qui se passe à l’eucharistie, nous en mourrions, non pas d’effroi, mais d’amour ». N’espérons évidemment pas des infarctus foudroyants lors de nos eucharisties, mais au-delà de la boutade, demandons-nous où nous en sommes vis-à-vis de ce que Jésus vient de dire : « Qui mange ma chair et boit mon sang ». Oui, « ces paroles sont rudes » et ce ne sont pas des incroyants ou des opposants à Jésus qui disent cela, mais des disciples.
Et l’on a dit des premiers chrétiens qu’ils étaient anthropophages, puisqu’ils mangeaient la chair de Jésus. Comme Pierre, il nous faut du temps, il nous faudra sans doute l’éternité pour comprendre ce mystère d’un Dieu qui se fait nourriture et boisson.
Et enfin : « Tu as les paroles de la vie éternelle ». Et là, il nous faut nous interroger sur le rapport que nous avons avec les paroles de Jésus. La Bible nous parle de manger les paroles de Dieu et saint Benoît de les ruminer. Sans vouloir nous faire la morale, mais prenons-nous autant de temps à regarder la télévision ou internet qu’à lire la Bible … Et je parle pour moi d’abord. Nous devons bien reconnaître que là aussi, nous avons du chemin à faire ; du chemin comme les disciples d’Emmaüs sur la route. Il leur aura fallu du temps, à eux aussi, pour comprendre que Jésus était le Vivant, que ces paroles étaient la Vie. Amen.
Les valeurs de l’Évangile peuvent être source d’inspiration pour nos États. Demandons à Dieu, pour nos gouvernants, qu’ils puisent dans la Bonne Nouvelle des idées de solidarité. Ensemble, prions.
Parfois, les paroles du Christ sont difficiles à entendre. Demandons à Dieu, pour ceux qui souffrent, la grâce de persévérer dans la foi, malgré les difficultés de leur chemin. Ensemble, prions.
Le Christ a les paroles de la vie éternelle. Demandons à Dieu, pour notre communauté réunie en ce lieu, d’être un joyeux témoin des paroles de foi, de vie, d’espérance de la Bonne Nouvelle. Ensemble, prions.
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …
Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …
Comment la méditation des Écritures nourrit-elle cette liberté ?

Commentaires
Enregistrer un commentaire