Le Vierge Marie, Reine
Mettons-nous en présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
Nous sommes toujours dans la suite de Matthieu. Après la place que Pierre espère, lui qui a tout quitté ; après les ouvriers à la vigne du Seigneur hier ; aujourd’hui, nous voici au repas des noces ; les noces que le Père célèbre pour les épousailles de son Fils avec l’humanité. Et comme pour les ouvriers de la première heure, ce sont de nouveau les membres du Peuple choisi qui reçoivent la première invitation. Non seulement la première, mais après leur refus, Dieu tente une deuxième fois : c’est le temps de la patience de Dieu qui continue de croire que le cœur de l’homme peut changer. C’est le temps des prophètes dont Jésus parle dans d’autres paraboles.
Mais voilà que leur réponse est double. Les premiers, vous l’avez entendu, n’entrent pas dans la joie des épousailles. Pour eux, les affaires de ce monde sont bien plus importantes : ils vont à leur champ ou à leur commerce. C’est bien plus rentable qu’un repas de noces. On gagne son pain à la sueur de son front ; pas question de passer son temps à ne rien faire … Les autres, eux, sont farouchement opposés : ils empoignent, maltraitent et tuent. Un refus catégorique d’entrer dans la nouvelle alliance la loi de Moïse nous suffit.
Devant ce double refus, le Seigneur ouvre grand les portes des noces : c’est désormais l’humanité entière qui est conviée et peu importe que l’on soit digne ou pas : bons ou mauvais, tout homme peut entrer dans cette relation amoureuse de Dieu et de l’humanité. Alors, comment comprendre ce fameux vêtement de noces ? Nous ne savons pas si l’invité est venu en habits pouilleux ou en habits rutilants. La parabole ne le dit pas. Ce que l’on sait, c’est qu’habituellement, c’est le maitre du repas qui fournissait l’habit de noces aux invités. Peu importe donc la manière dont il était habillé, mais c’était son vêtement et pas celui offert par le maître. Nous connaissons cette phrase de Paul aux chrétiens de Galatie : « Vous tous qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu le Christ ». Si je suis invité pour les noces de l’Agneau, c’est le vêtement offert par l’Agneau à mon baptême que je dois revêtir. Ou comme dira encore Paul dans cette même lettre : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi ». Amen
prions Jésus, le Fils unique,
prions le Saint Esprit de Dieu.
R/ Ô Seigneur, écoute et prends pitié !
Pour l’Église immaculée du Dieu vivant,
répandue par tout l’univers,
invoquons la richesse des grâces divines.
Pour les ministres consacrés au Seigneur,
pour le peuple qui adore Dieu en vérité,
supplions le Christ, notre Seigneur.
Pour ceux qui dispensent fidèlement la parole,
demandons la sagesse infinie du Verbe de Dieu.
Pour les vierges d’esprit et de corps
à cause du règne de Dieu,
pour ceux qui peinent sur le chemin de la vie parfaite,
prions celui qui donne l’Esprit.
Pour ceux qui gouvernent les peuples,
pour que règnent la justice et le droit,
demandons la force de Dieu.
Pour l’alternance heureuse des saisons,
pour les bienfaits de la pluie et des vents,
invoquons le Seigneur qui gouverne le monde.
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …
Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

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