Lundi de la 20ème semaine
du Temps de l’Eglise
Mettons-nous en présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
Oui et non … Tout et rien. Il a tout compris et il n’a rien compris. Vous l’avez entendu, il appelle Jésus, Maître. Maître de la Loi, évidemment. Il se place au niveau des commandements, de la Loi de Moïse et là, de fait, il a tout compris. Jésus en quelque sorte le félicite, et il a raison de le féliciter. Imaginons quelques secondes un monde où les commandements de Dieu, ou même la déclaration universelle des Droits de l’Homme serait respectés … Vous avouerez que ce monde serait quand même assez proche d’un paradis à échelle humaine … et on en est loin. Cet homme, en quelque sorte est le prototype d’une humanité accomplie, en tout cas à mesure humaine.
Mais déjà lui-même, à la manière de Monsieur Jourdain, semble désirer aller plus loin. Matthieu est un peu différent. L’homme ne dit pas « bon Maître », mais bien « Maître, que dois-je faire de bon ». Il comprend sans doute déjà à demi-mots qu’il ne s’agit pas simplement de faire ce qui peut être ou doit être fait ; de ne pas faire ce qui ne peut pas ou ne doit pas être fait, mais il s’agit de faire ce qui est bon. On est un cran au-dessus. Et Jésus va dans le même sens en rappelant que la bonté n’est pas de l’ordre de l’humain, mais bien du divin : « celui qui est bon, c’est Dieu et Dieu seul » Nous passons d’un coup de la Loi à l’amour. Nous passons de l’humain, si grand soit-il au divin. Et quelle est la différence ?
Si on parle de Dieu, on est en dehors de toute limite, de toute limitation. Pour que la bonté soit bonté, il faut qu’elle soit sans limite, qu’elle soit absolue. Et donc, la perfection, c’est-à-dire l’accomplissement au sens fort du terme, c’est d’avoir un amour sans limite : « va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi. » Non pas, ni un peu ni beaucoup, mais tout. Et surtout : « suis-moi », mets-toi à ma suite. Il ne s’agit donc plus de décider avec toute la force de notre volonté, mais de mettre nos pas dans ses pas pour que ses pensées deviennent petit à petit nos pensées. Amen.
R/ Ami des hommes, sois béni !
Tu invites à la pauvreté des cœurs,
Tu donnes la terre en partage,
Tu consoles ceux qui pleurent,
Tu rassasies ceux qui ont faim de la justice,
Tu fais miséricorde aux miséricordieux,
Tu te révèles aux cœurs purs,
Tu appelles tes fils ceux qui font la paix,
Tu donnes ton Royaume aux persécutés.
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …
Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

Commentaires
Enregistrer un commentaire