Accéder au contenu principal

  

Lundi de la 20ème semaine

du Temps de l’Eglise 

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

En ce temps-là, voici que quelqu’un s’approcha de Jésus et lui dit : « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? » Jésus lui dit : « Pourquoi m’interroges-tu sur ce qui est bon ? Celui qui est bon, c’est Dieu, et lui seul ! Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. » Il lui dit : « Lesquels ? » Jésus reprit : « Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d’adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage. Honore ton père et ta mère. Et aussi : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » Le jeune homme lui dit : « Tout cela, je l’ai observé : que me manque-t-il encore ? » Jésus lui répondit : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi. » À ces mots, le jeune homme s’en alla tout triste, car il avait de grands biens.

Oui et non …  Tout et rien.  Il a tout compris et il n’a rien compris.  Vous l’avez entendu, il appelle Jésus, Maître.  Maître de la Loi, évidemment.  Il se place au niveau des commandements, de la Loi de Moïse et là, de fait, il a tout compris.  Jésus en quelque sorte le félicite, et il a raison de le féliciter.  Imaginons quelques secondes un monde où les commandements de Dieu, ou même la déclaration universelle des Droits de l’Homme serait respectés …  Vous avouerez que ce monde serait quand même assez proche d’un paradis à échelle humaine … et on en est loin.  Cet homme, en quelque sorte est le prototype d’une humanité accomplie, en tout cas à mesure humaine.

Mais déjà lui-même, à la manière de Monsieur Jourdain, semble désirer aller plus loin.  Matthieu est un peu différent.  L’homme ne dit pas « bon Maître », mais bien « Maître, que dois-je faire de bon ».  Il comprend sans doute déjà à demi-mots qu’il ne s’agit pas simplement de faire ce qui peut être ou doit être fait ; de ne pas faire ce qui ne peut pas ou ne doit pas être fait, mais il s’agit de faire ce qui est bon.  On est un cran au-dessus.  Et Jésus va dans le même sens en rappelant que la bonté n’est pas de l’ordre de l’humain, mais bien du divin : « celui qui est bon, c’est Dieu et Dieu seul » Nous passons d’un coup de la Loi à l’amour.  Nous passons de l’humain, si grand soit-il au divin.  Et quelle est la différence ?

Si on parle de Dieu, on est en dehors de toute limite, de toute limitation.  Pour que la bonté soit bonté, il faut qu’elle soit sans limite, qu’elle soit absolue.  Et donc, la perfection, c’est-à-dire l’accomplissement au sens fort du terme, c’est d’avoir un amour sans limite : « va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi. »  Non pas, ni un peu ni beaucoup, mais tout.  Et surtout : « suis-moi », mets-toi à ma suite.  Il ne s’agit donc plus de décider avec toute la force de notre volonté, mais de mettre nos pas dans ses pas pour que ses pensées deviennent petit à petit nos pensées.  Amen.  


Bénissons le Seigneur qui veut le bonheur de ses enfants.

R/ Ami des hommes, sois béni !

Tu invites à la pauvreté des cœurs,

Tu donnes la terre en partage,

Tu consoles ceux qui pleurent,

Tu rassasies ceux qui ont faim de la justice,

Tu fais miséricorde aux miséricordieux,

Tu te révèles aux cœurs purs,

Tu appelles tes fils ceux qui font la paix,

Tu donnes ton Royaume aux persécutés.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …
Je récite lentement le Notre Père en prenant le temps de laisser résonner chaque mot en moi.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

  Mercredi de la 1ère semaine du Temps de l'Eglise   Mettons-nous en    présence de Dieu :   Dieu, viens à mon aide ;   Seigneur, à notre secours ! En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il ...
  Lundi de la 2ème semaine du Temps de l'Eglise    Mettons-nous en    présence de Dieu :   Dieu, viens à mon aide ;   Seigneur, à notre secours ! En ce temps-là, comme les disciples de Jean le Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vint demander à Jésus : « Pourquoi, alors que les disciples de Jean et les disciples des pharisiens jeûnent, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » Jésus leur dit : « Les invités de la noce pourraient-ils jeûner, pendant que l’Époux est avec eux ? Tant qu’ils ont l’Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, ce jour-là, ils jeûneront. Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d’étoffe neuve ; autrement le morceau neuf ajouté tire sur le vieux tissu et la déchirure s’agrandit. Ou encore, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; car alors, le vin fera éclater les outres, et l’on perd à la fois le vin et les outres. À vin n...
  Fini ...   Mettons-nous en présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours ! Jésus disait : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé. Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé. Il y a des cadeaux qu’on reçoit et qu’on range quelque part. Une jolie boîte, un souvenir de vacances… et puis, au bout de quelques mois, on ne sait plus très bien où on l’a mis ! Il ne faudrait surtout pas que cela arrive avec la paix reçue pendan...