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Samedi de la 28ème semaine

du Temps de l'Église

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

 En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous le dis : Quiconque se sera déclaré pour moi devant les hommes, le Fils de l’homme aussi se déclarera pour lui devant les anges de Dieu. Mais celui qui m’aura renié en face des hommes sera renié à son tour en face des anges de Dieu. Quiconque dira une parole contre le Fils de l’homme, cela lui sera pardonné ; mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, cela ne lui sera pas pardonné. Quand on vous traduira devant les gens des synagogues, les magistrats et les autorités, ne vous inquiétez pas de la façon dont vous vous défendrez ni de ce que vous direz. Car l’Esprit Saint vous enseignera à cette heure-là ce qu’il faudra dire. »

Pour bien comprendre ce texte, il faut commencer par lire la dernière phrase : « Car l’Esprit Saint vous enseignera à cette heure-là ce qu’il faudra dire, » l’Esprit Saint donc Marie est le Temple par excellence.

Lorsque Luc écrit, nous sommes dans un temps de persécution et c’est à cette lumière qu’il faut lire le texte ; au moment où tant de premiers chrétiens sont arrêtés et doivent se justifier ; au moment où tant de chrétiens vont être condamnés à mort à Rome où Luc se trouve vraisemblablement avec Pierre dont il est le scribe.

Première phrase : il s’agit donc d’oser se déclarer de Dieu devant les hommes.  Ce n’est déjà pas toujours tellement simple pour nous d’oser affirmer notre foi.  Dans une école de Liège, des rhétos ont refusé de continuer de saluer un des leurs, qui lui est chrétien, à la suite des propos du Pape !!!  Mais chez les auditeurs de Luc, se déclarer du Christ, c’est se condamner soi-même à la mort.  N’ayez pas peur, vous serez dans le Royaume.  Si vous avez l’Esprit en vous, jamais vous ne le renierez.  Vous le renierez uniquement si vous comptez sur vos propres forces.  Rappelez-vous, Luc est le scribe de Pierre, Pierre qui justement a renié …  Sera-t-il donc condamné ?

Mais avant de le renier complètement et comme Pierre, heureusement, de pouvoir faire marche arrière, on peut simplement faire des « mini-reniements » si je peux m’exprimer ainsi et là, l’évangéliste de la miséricorde nous l’assure, le Seigneur nous pardonnera.  Pierre a beau avoir renié, puisqu’il a pleuré au chant du coq, puisqu’il a dit par trois fois à Jésus qu’il l’aimait, il est dans le Royaume.  Pierre, lors du reniement a vécu sans l’Esprit, en comptant sur ses forces et là il s’est cassé la figure.  Mais, tout change avec la force de l’Esprit ;

Et c’est justement la fin : le seul péché qu’on ne peut pas pardonner, c’est celui contre l’Esprit.  Et ça c’est tout simple : c’est dire devant une réalité qui est pleinement une action de Dieu, dire que cela vient du Malin.  On l’a dit de Jésus : « C’est par Béelzéboul qu’il agit ».  Si aujourd’hui, je vois Mère Teresa et tant d’autres et que je dis qu’en fait, c’est Satan qui agit à travers elle, le Seigneur ne peut rien pour moi.  Pourquoi ?  Je me condamne moi-même : lorsque je serai pleinement en face de lui, je dirai aussi que c’est lui le Malin et ma vie deviendra un réel enfer.  Amen     


En union avec Marie, Mère de Dieu, et tous les saints, nous supplions le Seigneur :

R/ Délivre-nous, Seigneur.

Par le mystère de ta sainte incarnation,

Par ta venue en ce monde,

Par ta naissance et ton épiphanie,

Par ton baptême et ton jeûne au désert,

Par ta croix et ta passion,

Par ta mort et ta mise au tombeau,

Par ta résurrection du séjour des morts,

Par ton admirable ascension,

Par la venue du Saint-Esprit consolateur,

Au jour du jugement,

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …
Je peux confier au Seigneur le ministère du ou des prêtres et diacres de ma paroisse.

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