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Mercredi de la 34ème semaine

du Temps de l'Eglise

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

    En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « On portera la main sur vous et l’on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon nom. Cela vous amènera à rendre témoignage. Mettez-vous donc dans l’esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense. C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer. Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d’entre vous. Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom. Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. »

Témoignage, défense, persévérance.  Trois mots clés dans cet évangile apocalyptique de la fin de l’année liturgique.

Témoignage tout d’abord par le martyre – étymologiquement, le témoignage - que vivent les premiers chrétiens et de la part des Romains et de la part de la Synagogue. Nous avons de la peine à imaginer que les dissensions sont au cœur même des familles, au cœur même des « paroisses » juives.  On n’est plus à labri ni chez soi, ni dans sa communauté.  Et voilà que Jésus dit que c’est cela le témoignage : non pas des paroles qui témoignent de l’amour que l’on a pour Jésus, mais bien des actes qui montrent qu’on est prêt à donner sa vie pour lui.  C’est ce vieil adage que je vous cite épisodiquement : « le sang des martyrs est une semence de chrétiens. »  Cela marque de voir es hommes et des femmes qui donnent leur vie pour quelqu’un et cela entraîne toujours des conversions.

Défense.  C’est un autre nom de l’Esprit : le Paraclet, le Défenseur.  Il n’est pas possible, simplement avec des forces humaines de vivre ce que la première Eglise a dû vivre pendant des siècles et qu’elle doit continuer de vivre dans tant et tant de pays.  Il faut « quelque chose d’extérieur » ou plutôt, « quelqu’un d’intérieur ».  Car l’Esprit habite en chacun des chrétiens ; il y a fait sa demeure depuis le jour du baptême.  Il ne faut donc pas compter sur ses forces, mais faire appel à l’Esprit, le prier, lui faire confiance.  A un autre niveau, c’est aussi ce que vit notre Eglise occidentale.  N’essayons pas de la réveiller par nos seules forces, mais prions l’Esprit puisque Jésus a dit qu’il serait avec nous tous les jours jusqu’à la fin des temps.  Acte de confiance, acte d’abandon.

Et enfin, persévérance.  Il s’agit de durer et d’accepter de ne pas voir immédiatement l’action de Dieu en nous et autour de nous.  Combien de chrétiens sont morts sans avoir vu la paix revenue.  Combien de chrétiens ont prié pour que leur paroisse revive et n’ont rien vu si ce n’est le contraire.  C’est cela la persévérance : je ne vois rien, mais je continue de croire et d’espérer.  Une fois encore, le thème de l’espérance qui nous accompagnera toute l’année sainte qui arrive.  Amen. 

Dans la paix de l’Esprit Saint, prions le Seigneur Dieu :

R/ Kyrie eleison.

Pour que l’Église grandisse
et que les chrétiens demeurent dans l’unité,

Pour la famille de Dieu,
ici rassemblée au nom du Christ,

Pour le peuple chrétien et pour ses pasteurs,
le pape, les évêques et les prêtres,

Pour que le travail de ce jour nous rapproche de Dieu
et nous procure le pain quotidien,

Pour nos frères qui souffrent
dans leur âme ou dans leur corps.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …
À quelques jours de l’Avent, je peux demander à un enfant de mon entourage de prier pour moi jusqu’à Noël.

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