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2ème dimanche du Temps de l'Eglise - C -

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

 En ce temps-là, il y eut un mariage à Cana de Galilée. La mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au mariage avec ses disciples. Or, on manqua de vin. La mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. » Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu? Mon heure n’est pas encore venue. » Sa mère dit à ceux qui servaient : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. » Or, il y avait là six jarres de pierre pour les purifications rituelles des Juifs; chacune contenait deux à trois mesures (c’est-à-dire environ cent litres). Jésus dit à ceux qui servaient : « Remplissez d’eau les jarres. » Et ils les remplirent jusqu’au bord. Il leur dit : « Maintenant, puisez, et portez-en au maître du repas. » Ils lui en portèrent. Et celui-ci goûta l’eau changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais ceux qui servaient le savaient bien, eux qui avaient puisé l’eau. Alors le maître du repas appelle le marié et lui dit : « Tout le monde sert le bon vin en premier et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. » Tel fut le commencement des signes que Jésus accomplit. C’était à Cana de Galilée. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.

Excellente nouvelle : le premier signe de Jésus est un mariage où il y aura abondance de vin.  Est-il moyen d’imaginer une situation dans laquelle il y aura autant de joie ?  La venue de Jésus dans le monde est donc un synonyme de l’arrivée de la joie dans le monde.  C’est d’ailleurs pour cela que Marie ne dit pas « il n’ont plus de vin », mais bien « ils n’ont pas de vin ».  Nous pouvons chercher toutes les joies du monde – boire tout le vin que nous offre le monde – nous n’aurons jamais la vraie joie.  Seul Jésus peut nous l’offrir.

Marie est le modèle de celle qui intercède.  Vous l’avez remarqué, elle ne demande absolument rien ; elle dit juste à son Fils une situation, mais c’est déjà énorme.  Puisque Marie est le modèle, l’icône de l’Eglise, voilà donc le rôle de notre Eglise, de nos communautés, de nos paroisses, de chacune et chacun d’entre nous :  Déposer devant le Seigneur toutes nos intentions, puis nous retirer en quelque sorte, le laisser agir comme bon lui semble : il sait mieux que nous ce qu’il faut et comment il faut l’accomplir.  Mais il nous demande notre collaboration : lui signaler ce qui ne va pas.  C’est peu de choses et en même temps, c’est fondamental.  Sans doute que Jésus avait remarqué le manque de vin, mais il fallait la demande de Marie, de l’Eglise. Sinon, cela signifiait que Marie, que nous sommes indifférents à la détresse du monde.  Mais attention donc de ne pas dire au Seigneur comment il doit agir : il le sait bien mieux que nous.

Et enfin, il y avait six jarres, c’est-à-dire sept moins une …  Le chiffre de la plénitude n’est pas atteint.  C’est normal puisque cela servait aux ablutions rituelles des Juifs.  La loi insistait donc sur la dignité que les Juifs devaient avoir pour s’approcher de Dieu.  Tout bascule désormais : ce n’est plus le mérite de l’homme qui importe, mais l’accueil de l’amour de Dieu, signifié par le vin nouveau.  On passe de l’eau qui nettoie, qui purifie au vin des noces qui réjouit ! Isaïe le disait déjà dans la première lecture : « Comme un jeune homme épouse une vierge, ton Bâtisseur t’épousera. Comme la jeune mariée fait la joie de son mari, tu seras la joie de ton Dieu. »  Aussi, avec le psaume : « chantez au Seigneur et bénissez son nom ! »  Amen

 Prions pour les futurs mariés. Que ce temps de préparation leur 
offre la joie de mieux connaître l’Évangile et le mystère de l’Église. Prions le Seigneur. 

Prions pour ceux qui ne sont jamais invités aux fêtes familiales et se sentent exclus des rassemblements paroissiaux. Que nos cœurs s’ouvrent à la convivialité. Prions le Seigneur. 

Prions pour les diacres, qui rappellent à tous la nécessité du service. Qu’ils proclament la Bonne Nouvelle et servent dans la joie. Prions le Seigneur. 

En cette année anniversaire du concile de Nicée, prions pour notre communauté rassemblée. Que nous bâtissions des ponts avec les chrétiens de toutes confessions. Prions le Seigneur. 

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

    Comment puis-je intercéder, avec Marie, pour que le plus grand nombre goûte l’amour de Dieu ?
Comment, dans le quotidien de ma vie, s’exprime la promesse de Jésus : « Tu seras la joie de ton Dieu » ?

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