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Saint Thomas d'Aquin

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

 En ce temps-là, comme Jésus était dans une maison, arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler. Une foule était assise autour de lui ; et on lui dit : « Voici que ta mère et tes frères sont là dehors : ils te cherchent. » Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? » Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »

800 ans que Thomas d’Aquin est né.  C’est sans doute le théologien le plus grand dans toute l’histoire de l’Église.  Sa fameuse « Somme théologique » - un monument - reste incontournable pour tout qui veut approcher un peu le mystère de Dieu.  Et en même temps, ce théologien nous laisse des petites phrases qui peuvent éclairer notre vie.

La première vient directement de la devise des Dominicains : « Il plus beau de transmettre aux autres ce qu’on a contemplé que de contempler seulement. »  Lui, une intelligence infinie nous dit deux choses fondamentales.  La première, c’est que « l’intelligence de Dieu » vient d’abord de la contemplation.  Ce n’est pas d’abord une histoire de cerveau, mais bien de cœur. Car, paradoxalement, on peut étudier beaucoup de Dieu, sur Dieu, sans croire en Dieu.  Et alors, la théologie devient quelque chose de sec.  Mais si notre « savoir sur Dieu » vient de la contemplation, de la prière autrement dit, alors, cela a du poids.  
Mais il nous dit aussi que notre connaissance de Dieu n’est pas pour nous, mais pour les autres ; il faut transmettre ce que l’on a reçu de Dieu dans la prière.  Je vous le disais dimanche : l’Église n’est pas là pour elle-même, elle est là pour le monde, pour chaque habitant de notre terre.  C’est l’élan missionnaire qui doit habiter toute la vie des chrétiens.  Puisque je découvre un Dieu-Amour, je n’ai pas le droit de le garder pour moi ; il me faut partager cette Bonne Nouvelle à un monde bien triste.

« Choisis d'entrer dans la mer par les petits ruisseaux. »  Thomas parle ici de la théologie.  La connaissance de Dieu se fait petit à petit, tellement Dieu est grand.  Mais on peut élargir cette phrase à la vie chrétienne : la sainteté chrétienne commence par des toutes petites choses dans notre vie extraordinairement banale.  Selon l’adage : « il faut vivre les choses ordinaires de façon extraordinaire ».  Et la sagesse populaire ne si trompe pas qui dit que « qui trop embrasse, mal étreint ».  Mais attention, cela ne veut pas dire que nous devons vivre dans la médiocrité.  Sûrement pas : il nous faut avoir d’immenses projets de sainteté, mais vouloir y arriver - Dieu aidant - par des petits moyens.  Sinon, et pour la théologie, et pour la sainteté, nous risquons de nous décourager et de perdre l’espérance qui nous dit qu’avec le Seigneur, tout est possible.  Amen.    
  
 Rendons grâce au Christ qui nous donne aujourd’hui la lumière et supplions-le :

R/ Sois pour nous lumière et vérité !

Chaque jour tu renouvelles tes merveilles ; 
ouvre nos yeux, donne-nous de les voir.

Toi, le Fils de l’homme, 
fais-nous aimer notre condition d’homme.

Tu as passé en faisant le bien ; 
que chacun de nos actes serve nos frères.

Tu es le Miséricordieux :
accorde-nous patience et bonté tout au long de ce jour.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

   Nous célébrons en 2025 les 800 ans de la naissance de Thomas d’Aquin. Dans ma prière, je peux lui confier aujourd’hui les théologiens et les philosophes.

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