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Jeudi de la 6ème semaine

du Temps de l’Église 

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

 En ce temps-là, Jésus s’en alla, ainsi que ses disciples, vers les villages situés aux environs de Césarée-de-Philippe. Chemin faisant, il interrogeait ses disciples : « Au dire des gens, qui suis-je ? » Ils lui répondirent : « Jean le Baptiste ; pour d’autres, Élie ; pour d’autres, un des prophètes. » Et lui les interrogeait : « Et vous, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? » Pierre, prenant la parole, lui dit : « Tu es le Christ. » Alors, il leur défendit vivement de parler de lui à personne.   Il commença à leur enseigner qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite. Jésus disait cette parole ouvertement. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches. Mais Jésus se retourna et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre : « Passe derrière moi, Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »

Eux, vous, moi.  

Eux, tout d’abord.  Que disent les gens de moi, des chrétiens, de l’Église.  Jésus ne fait pas un sondage d’opinion, pas plus que nous n’en avons à en faire un.  C’est différent.  Jésus est dans un monde bien précis, un temps et un lieu unique.  Si l’Évangile doit être annoncé et surtout reçu, il est bon de savoir ce que pense notre monde.  Peut-être faut-il, non pas changer, mais adapter notre langage.  Et on voit que les Juifs avancent tout doucement : Jésus n’est pas un imposteur, un suppôt de Satan, mais quelqu’un qui vient de Dieu.  C’est une première étape.  Et nous, comment notre Église est-elle perçue ?  Comme porteuse de Bonne Nouvelle, d’espérance ou pas ?  Il est bon de voir comment est le monde dans lequel nous vivons et voir comment répondre à ses aspirations.

Vous.  Car c’est en fonction de ce que nous croyons de Jésus, que nous annoncerons tel ou tel Jésus.  Comme Pierre, nous sommes invités à faire notre « Profession de Foi ».  Si nous ne croyons pas que notre Dieu est amour, qu’il veut le bonheur de tous, qu’il veut sauver tout homme, quelle que soit son histoire, alors, tout va foirer.  Et comme Pierre, reconnaissons que nous pouvons faire une belle Profession de Foi et en même temps, dire le contraire.  Nous devons sans cesse ajuster notre foi à l’Évangile.

Moi.  Et c’est là que Jésus nous enseigne.  C’est ici qu’il nous redit que le bonheur qu’il annonce et dont nous devons être les témoins, n’est pas un bonheur facile, lié au pouvoir, au faire valoir, au vouloir, mais que le bonheur que nous proposons est celui des Béatitudes.  Et souvent, nous oublions la dernière : « Heureux serez-vous si l’on vous persécute et si l’on dit faussement toute sorte de mal contre vous … »  Notre bonheur est le contraire souvent de celui que propose le monde.  Si l’Église est tant critiquée, c’est peut-être bon signe …  Amen 

 Pour tous nos frères, prions le Maître de la vie :

Ceux qui s’éveillent,
qu’ils s’éveillent à toi.

Ceux qui vont au travail,
qu’ils travaillent pour toi.

Ceux qui restent dans leur maison,
qu’ils y restent avec toi.

Ceux qui rentrent du travail,
qu’ils se reposent auprès de toi.

Ceux qui sont malades ou désespérés,
qu’ils se tournent vers toi.

Ceux qui vont passer la mort,
qu’ils meurent en toi.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

Si, comme Pierre, je crois que Jésus est bien le Christ, je peux prier en lisant à haute voix le Symbole des Apôtres.

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