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Lundi de la 6ème semaine

du Temps de l’Église 

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

 En ce temps-là, les pharisiens survinrent et se mirent à discuter avec Jésus ; pour le mettre à l’épreuve, ils cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel. Jésus soupira au plus profond de lui-même et dit : « Pourquoi cette génération cherche-t-elle un signe ? Amen, je vous le déclare : aucun signe ne sera donné à cette génération. »  Puis il les quitta, remonta en barque, et il partit vers l’autre rive.

Il y a signe et signe.  Quand on entend le mot signe dans l’évangile, il peut avoir deux sens.  Ici, le mot signe, dans la bouche des pharisiens, est entendu comme quelque chose qui s’impose à nous ; on pourrait traduire tout simplement signe par preuve.  C’est ce que les pharisiens veulent : quelque chose de tellement clair qu’il n’y aurait plus de doute que Jésus est ou n’est pas le Messie.  Mais si c’est totalement clair, on n’a plus besoin de la foi.  Je n’ai pas besoin de la foi pour croire qu’il y a du pain et du vin sur l’autel ; si j’y vois du riz et du café, je dois me faire soigner.  Les pharisiens refusent donc d’entrer dans une démarche de foi, c’est-à-dire de confiance envers le Seigneur.

Mais le Seigneur peut nous donner des signes et cela a donné le mot sacrement.  Et là, la foi est nécessaire.  Si tout le monde peut voir du pain et du vin sur l’autel, il n’y a que par la foi que nous y verrons tout-à-l’heure le Corps et le Sang du Christ, sa présence bien réelle au milieu de nous.  Tout le monde peut voir un livre sur l’ambon, mais c’est uniquement par la foi que je peux voir Jésus qui me parle à moi, ici et maintenant.  Mais je n’en aurai jamais aucune preuve : il faut que je donne ma confiance au Seigneur, que je croie ce qu’il me dit.  

Pourquoi faire confiance au Seigneur et peut-être pas à d’autres ?  La réponse est dans le psaume : « Moi, Dieu, je suis ton Dieu ! ».  Autrement dit, c’est moi dit Dieu qui t’ai choisi pour être mon peuple bien-aimé, un peuple choisi au milieu de toutes les nations.  Et donc, s’il a choisi ce peuple, c’est qu’il veut lui faire du bien.  Depuis le baptême de Jésus, nous savons que la parole : « Tu es mon enfant bien-aimé », nous est adressée à chacune et à chacun.  Depuis ce jour-là, nous savons que nous sommes aimés d’une manière absolue et que donc lui donner notre confiance devrait être sans la moindre hésitation.  Si nous hésitons encore tellement à lui faire pleine confiance, c’est sans doute que nous ne croyons pas assez qu’il nous aime.  Amen 


 Supplions Dieu qui a créé l’homme à son image et lui a confié l’univers :

R/ Que notre vie te rende gloire !

Tu nous as donné ton souffle vivant,

Tu nous as donné de nommer toute chose,

Tu nous as donné un monde à transformer,

Tu nous as donné des frères à aimer,

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

C’est la fête des sept saints fondateurs des Servites, qui quittèrent tout pour vivre la pénitence, la pauvreté et la prière. Je peux prier pour la poursuite de leur œuvre.



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