Mardi de la 6ème semaine
du Temps de l’Église
Encore et toujours du pain et même du levain aujourd’hui. Les pharisiens ont un mauvais levain, c’est-à-dire un levain qui ne fait pas monter la pâte, qui n’est donc plus vraiment du levain. On ne fait pas du neuf avec du vieux. Ceux qui font du levain savent bien qu’ils doivent nourrir le levain sinon il finit par mourir. Les pharisiens ne nourrissaient pas leur levain ; ils vivaient avec de vieilles lois et de vieilles observances, sans les nourrir avec la seule nourriture qui aurait pu faire vivre ce levain : l’amour, tout simplement. Pour nous aussi, aucune règle, aucune loi, même humaine, ne peut nous faire « gonfler » si nous n’y mettons pas de l’amour.
Deux. Ils n’ont qu’un pain dans la barque. On comprend bien qu’il ne s’agit pas d’une miche ou d’une baguette. Le seul pain qui est dans la barque, c’est évidemment Jésus lui-même. On le comprend aisément depuis le temps que les évangiles de la liturgie nous parlent du pain. Le seul pain qui peut vraiment nous rassasier, combler notre faim, c’est Jésus lui-même. Alors, pourquoi se soucier du manque de « nos petits pains ». Dans la barque de l’Église, Dieu seul suffit ; c’est pour cela que Jésus envoyant les 72 les invite à ne pas prendre de monnaie, de bâton et de tunique de rechange. Nous sommes riches en étant pauvres, parce que nous avons le seul indispensable : Jésus. Et c’est ainsi que l’Église tient depuis 2.000 ans à travers toutes les intempéries.
Et enfin, les chiffres : je vous en ai déjà parlé. 12 : les Juifs ; 7 : les païens. Et aujourd’hui 4.000. Cela c’est le monde entier dans la symbolique juive. Jésus est le pain des Juifs, de l’Église ; « il ne manquerait plus que cela » … mais il est aussi le pain du monde entier. Ces multiplications des pains nous redisent que ce n’est pas parce que le Seigneur se donne à ceux de l’extérieur que nous, qui sommes à l’intérieur, risquons d’en manquer. Alors, confiance et espérance. Amen.
adressons notre prière au Père qui nous aime :
R/ Fais-nous vivre de ton Esprit.
Au matin du monde,
ton Esprit sur les eaux éveillait la vie.
Éveille-nous à ta louange, pour ton service.
À l’aube du salut,
ton Esprit en Marie formait le Messie.
Forme-nous à l’obéissance, pour ton règne.
Au jour de la Pentecôte,
ton Esprit parlait par la bouche des Apôtres.
Mets sur nos lèvres la parole qui sauve.
Au matin de ce jour,
l’Esprit travaille en nous.
Qu’il habite nos prières et féconde nos efforts.
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …
Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

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