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 Mercredi de la 6ème semaine

du Temps de l’Église 

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

 En ce temps-là, Jésus et ses disciples arrivèrent à Bethsaïde. Des gens lui amènent un aveugle et le supplient de le toucher. Jésus prit l’aveugle par la main et le conduisit hors du village. Il lui mit de la salive sur les yeux et lui imposa les mains. Il lui demandait : « Aperçois-tu quelque chose ? » Levant les yeux, l’homme disait : « J’aperçois les gens : ils ressemblent à des arbres que je vois marcher. » Puis Jésus, de nouveau, imposa les mains sur les yeux de l’homme ; celui-ci se mit à voir normalement, il se trouva guéri, et il distinguait tout avec netteté. Jésus le renvoya dans sa maison en disant : « Ne rentre même pas dans le village. »

Assez étonnant quand même …  Peut-on imaginer un Dieu qui rate son coup et qui doit s’y reprendre à deux fois pour réussir son miracle, la guérison de l’aveugle ?  Vous le savez bien, les miracles sont aussi des signes, des signes d’autre chose que le miracle proprement dit.  Alors, pour bien comprendre, il faut savoir qu’un peu après ce texte, nous avons la question de Jésus à ses Apôtres : « Pour vous, qui suis-je ? ».  Au moment de cette guérison, les Apôtres commencent à comprendre qui est Jésus … mais pas tout-à-fait.  Ils auront encore du chemin à faire pour vraiment comprendre qui il est et pour pouvoir faire leur « profession de foi » en lui.  La foi, la confiance en Jésus de la part des apôtres et de notre part, vient tout doucement.

Deuxième chose.  Il en va de même pour nos guérisons, pour nos conversions.  Jésus change notre cœur, nous change et cela se fait d’un coup … mais c’est nous qui n’en vivons pas totalement.  Nous savons que nous devons changer de vie ; Jésus nous en donne la force par son Esprit, mais nous savons bien qu’il nous faut du temps pour nous convertir.  Là aussi, c’est un chemin qui prend deux fois et même beaucoup plus de fois.  Mais à chaque fois, le Seigneur sera là pour nous accompagner.  Jamais, il ne dira qu’il nous a assez donné, que nous devons nous débrouiller nous-mêmes ; non, à chaque fois, il nous donnera encore son Esprit Saint.  C’est pour cela que le carême recommence chaque année et que nous pouvons vivre le sacrement du pardon autant de fois que nous le voulons.

Et enfin, l’aspect missionnaire que nous connaissons bien.  L’aveugle n’est pas venu tout seul auprès de Jésus ; il n’a même pas demandé à être guéri.  On voyait déjà la même chose avec le paralysé qu’on avait descendu par le toit à Capharnaüm : ce sont d’autres qui l’avaient conduit à Jésus et on ne sait pas si c’était à la demande du paralysé.  Nous sommes donc responsables et des aveugles et des paralysés de notre monde.  Nous sommes responsables que le monde devienne de plus en plus beau, qu’il ait de plus en plus les couleurs de l’Évangile, les couleurs du Royaume des cieux et en cette année sainte de l’Espérance, ne désespérons jamais : cela prendra sûrement plusieurs étapes, mais cela adviendra un jour, avec la grâce de Dieu.  Amen

 Dans la paix de l’Esprit Saint, prions le Seigneur Dieu :

R/ Kyrie eleison.

Pour que l’Église grandisse
et que les chrétiens demeurent dans l’unité,

Pour la famille de Dieu,
ici rassemblée au nom du Christ,

Pour le peuple chrétien et pour ses pasteurs,
le pape, les évêques et les prêtres,

Pour que le travail de ce jour nous rapproche de Dieu
et nous procure le pain quotidien,

Pour nos frères qui souffrent
dans leur âme ou dans leur corps.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

« L’aveugle se trouva guéri, et il distinguait tout avec netteté. » Seigneur, guéris-moi et aide-moi à distinguer clairement ce que tu veux que je fasse.


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