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Samedi de la 7ème semaine

du Temps de l'Église 

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

En ce temps-là, des gens présentaient à Jésus des enfants pour qu’il pose la main sur eux ; mais les disciples les écartèrent vivement. Voyant cela, Jésus se fâcha et leur dit : « Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas, car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent. Amen, je vous le dis : celui qui n’accueille pas le royaume de Dieu à la manière d’un enfant n’y entrera pas. » Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains.

Attention à ne pas tomber dans un certain infantilisme qui montre les enfants comme des êtres humains pas encore marqués par le péché.  Il suffit d’aller dans la cour de récréation d’une école maternelle pour voir la violence que des tout-petits enfants peuvent avoir.  Il s’agit plutôt de trois autres choses que Jésus veut nous montrer aujourd’hui.

Première chose.  Chez les Juifs, les enfants sont comme des exclus de la société.  Et donc, il faut élargir à tous les autres exclus : les malades, les personnes handicapées, les lépreux, les mendiants, les pécheurs.  Jésus montre donc aux apôtres qui viennent un peu avant de se demander qui était le plus grand parmi eux … de leur montrer qui est le plus grand dans le Royaume : le petit, l’exclus, le pécheur.  Et on le comprendra, puisque le plus pécheur des Onze, après la résurrection - celui qui a renié son maître - deviendra le premier Pape.

Deuxième aspect que je vous ai déjà dit : la grandeur de l’enfant et de tous les exclus est d’être dépendant des autres.  Or, notre monde nous monte la dépendance comme une tare.  Je dois pouvoir me débrouiller tout seul, vivre ma vie sans avoir besoin des autres.  Mais si je bâtis ma vie tout seul, je n’ai pas besoin non plus du tout Autre : Dieu lui-même.  C’est seulement dans la mesure où j’accepte - dans la joie - de ne pas pouvoir vivre ma vie tout seul, que j’accueille en moi le Dieu qui vient me sauver.

Et enfin ; comme souvent, Jésus passe de la parole à l’acte : il les embrasse et les bénis.  Autre chose est de dire quelque chose - même si c’est très beau - autre chose est de le vivre ; c’est la seule manière d’être crédible.  Quand François parle de la pauvreté, il est crédible, lui qui a quitté les appartements pontificaux luxueux ; quand il parle de l’écologie, il est crédible, puisqu’il fait installer au Vatican toute sorte de mesures pour protéger l’environnement.  Alors, avec lui, à l’exemple de Marie que nous honorons tous les samedis, passons des paroles aux actes.  Amen     

Bénissons le Seigneur, en mémoire de son humble servante :

R/ Béni soit Dieu !

Seigneur Jésus, annoncé par les prophètes,
tu es né d’une Vierge.
En mémoire de Marie à Bethléem.

À la prière de ta mère,
tu as changé l’eau en vin.
En mémoire de Marie à Cana.

À l’heure de ta mort,
tu nous as confié ta mère.
En mémoire de Marie au pied de la croix,

Quand l’Esprit descendit sur les Apôtres,
ta mère priait au milieu d’eux.
En mémoire de Marie au Cénacle,

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

J’essaie de poser le même regard que Jésus sur les enfants. En quoi puis-je leur ressembler pour être citoyen du Royaume ?

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