21ème dimanche du Temps de l'Église C
et tu as enseigné sur nos places.’ Il vous répondra : ‘Je ne sais pas d’où vous êtes. Éloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l’injustice.’ Là, il y aura des pleurs et des grincements de dents, quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob, et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, et que vous-mêmes, vous serez jetés dehors. Alors on viendra de l’orient et de l’occident, du nord et du midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu. Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et des premiers qui seront derniers. »
Voilà bien un évangile qui pourrait nous faire paniquer … Et vous avez déjà sans doute entendu les Témoins de Jéhovah, qui, par une lecture littérale de la Bible, nous disent qu’il n’y aura que 144.000 élus. De quoi passer des nuits blanches, non ? Alors lisons bien l’évangile qui, comme toujours, est une bonne nouvelle. Nous sommes donc au cœur du Peuple élu, choisi par Dieu. Et les Juifs en avaient fini par croire qu’être le Peuple choisi suffisait : « Nous avons mangé et bu en ta présence, et tu as enseigné sur nos places. » Autrement dit : c’est chez nous que tu es venu, chez nous le Peuple élu. Donc, tout va bien pour nous. La porte n’est pas étroite, mais grande ouverte pour accueillir tout le Peuple, puisque c’est le tien. C’est une visions très nationaliste dirait-on aujourd’hui et en même temps communautariste, d’un troupeau indifférencié.
Et voilà que, en écho à la première lecture, Jésus dit que notre appartenance à un peuple ne suffit pas. La porte sera étroite, c’est-à-dire que ce n’est pas en fonction d’un Peuple, si saint soit-il, mais en fonction de moi, personnellement que cela se joue. Non pas, est-ce que je fais partie du peuple élu, mais est-ce que je pratique la justice ou l’injustice ; Nous ne sommes pas jugés sur notre appartenance, on dirait aujourd’hui sur notre baptême ou pas, mais bien sur notre amour : « J’avais faim, j’avais soif … ». Et avouez que si c’est difficile à entendre pour les Juifs ça l’est peut-être aussi pour les chrétiens. On ne me demandera pas mon acte de baptême au bureau de saint Pierre, mais l’amour que j’ai eu.
Alors, me direz-vous, c’est peut-être mal embarqué, car nous ne savons pas vraiment aimer. Et c’est là que la lettre aux Hébreux intervient. C’est un langage qui n’est plus le nôtre, mais on comprend bien l’idée. Si nous n’y arrivons pas nous-mêmes, le Seigneur nous corrige, nous donne des leçons. Autrement dit, il vient à notre aide, il nous donne sa grâce, sa force pour que nous puissions aimer. Le salut ne vient pas de nous seuls, mais de nous avec le Seigneur. Comme toujours, la collaboration entre Dieu et l’homme. Et c’est cela que nous devons accepter. Si nous comptons sur nous seulement, nous ne parviendrons pas à passer la porte ; elle se fermera. Non par la méchanceté de Dieu, mais parce que l’homme se prend pour Dieu et ne veut pas son aide.
Et enfin, quelle merveille, c’est donc une foule immense venue de l’Orient et de l’Occident qui pourra entrer dans le Royaume. Il ne s’agit pas de 144.000 élus, mais d’une foule immense que nul ne peut compter dira saint Jean dans l’Apocalypse. Et nous serons bien étonnés de voir auprès de Dieu, tant de personnes qui ne le connaissaient pas. Vous connaissez la parabole. Un chrétien arrive au ciel et saint Pierre le lui fait visiter. Il rencontre des musulmans, des juifs, des hindous, des athées et puis il arrive devant un mur. Et le chrétien de lui demander qui se trouve derrière le mur. Pierre de lui dire : derrière le mur, ce sont les chrétiens, mais ils s’imaginent qu’ils sont les seuls ici. Amen
Béni sois-tu, notre Père, pour nos élus qui mettent tout en œuvre pour que règne plus de justice dans notre pays. Éclaire-les, aide-les à prendre les meilleures décisions pour le bien de tous. Avec sagesse, nous te prions.
Béni sois-tu, notre Père, pour les bénévoles des associations qui défendent le droit des personnes méprisées, abusées, rejetées, expulsées. Fortifie-les, donne-leur la patience et la persévérance malgré l’ampleur de la tâche. Solidaires, nous te prions.
Béni sois-tu, notre Père, pour ces mois d’été qui sont pour beaucoup d’entre nous l’occasion de reprendre souffle avant la rentrée. Affermis notre foi, apprends-nous à prendre soin de ceux qui souffrent parmi nos amis, nos voisins et les membres de notre paroisse. D’un seul cœur, nous te prions.
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …
Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …
Pèlerin d’espérance comment ce jubilé m’aide-t-il à m’engager davantage avec le Christ ?

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