Mardi de la 20ème semaine du Temps de l'Église
Première bonne nouvelle : tout le monde peut entrer dans le Royaume de Dieu. Du côté de Jésus, il n’y a donc aucune exclusive. Personne parmi nous, aucun homme sur la terre, quel que soit son péché ne peut se dire que Dieu ne veut pas de lui pour l’éternité. Et de fait, comment un Dieu qui n’est qu’amour, un Dieu qui nous a fait à son image et à sa ressemblance pourrait-il décider d’exclure certains de ses enfants bien-aimés ? Le problème ne se situe pas au niveau de Dieu, mais bien à notre niveau. Pour Dieu, la porte, cette porte latérale qu’on appelle le chas de l’aiguille est toujours accessible.
Mais, comme vous le savez, un chameau ne peut passer par cette petite porte que si on le débarrasse de ce qu’il porte sur le dos et sur les côtés. Et si vous avez déjà vu un chamelier charger son chameau : c’est un travail de longue haleine. Il faut que le chargement soit bien équilibré, pour ne pas que le chameau tombe. Et tout est ficelé pour ne pas que ça tombe. Ce n’est donc pas rien que de défaire ce que le chameau porte. Et voilà que le Seigneur compare les riches au chameau ou, en tout cas, au chamelier. Pas moyen d’entrer dans le Royaume si l’on veut garder tout ce que l’on a, nos richesses en tout genre. Et ça, c’est vraiment compliqué, dit Jésus. Les pauvres et les petits entrent plus facilement dans le Royaume de l’amour, puisqu’ils ont besoin de cet amour, ils n’ont rien qui puisse leur faire croire que tout va bien. Ils sont en attente.
Et si nous parvenons à nous débarrasser de tout ce qui nous encombre, nous alourdit, alors le Seigneur ne nous promet pas une petite récompense. Non, il nous promet le centuple et de siéger sur des trônes. On comprend le langage exagéré évidemment ; mais ce qu’on comprend surtout, c’est que l’amour du Seigneur n’a rien à voir avec nos petites amours ; que l’amour du Seigneur est tellement grand qu’on ne parvient pas à le délimiter, à le limiter. Alors, quelle joie de se dépouiller. Amen
R/ Béni sois-tu !
Béni sois-tu pour ce jour :
que nous tirions parti du temps présent pour hâter la venue de ton règne.
Béni sois-tu pour ce monde en croissance :
que nous lui annoncions la justice et la paix.
Béni sois-tu pour l’Église que ton Esprit renouvelle :
donne à ses fils la joie de l’espérance.
Béni sois-tu pour la Terre Nouvelle que tu promets :
guide nos pas jusqu’à la fin du jour.
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …
Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

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