Accéder au contenu principal

 

Mardi de la 20ème semaine du Temps de l'Église


 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Amen, je vous le dis : un riche entrera difficilement dans le royaume des Cieux. Je vous le répète : il est plus facile à un chameau de passer par un trou d’aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume des Cieux. » Entendant ces paroles, les disciples furent profondément déconcertés, et ils disaient : « Qui donc peut être sauvé ? » Jésus posa sur eux son regard et dit : « Pour les hommes, c’est impossible, mais pour Dieu tout est possible. » Alors Pierre prit la parole et dit à Jésus : « Voici que nous avons tout quitté pour te suivre : quelle sera donc notre part ? » Jésus leur déclara : « Amen, je vous le dis : lors du renouvellement du monde, lorsque le Fils de l’homme siégera sur son trône de gloire, vous qui m’avez suivi, vous siégerez vous aussi sur douze trônes pour juger les douze tribus d’Israël. Et celui qui aura quitté, à cause de mon nom, des maisons, des frères, des sœurs, un père, une mère, des enfants, ou une terre, recevra le centuple, et il aura en héritage la vie éternelle. Beaucoup de premiers seront derniers, beaucoup de derniers seront premiers. »

Première bonne nouvelle : tout le monde peut entrer dans le Royaume de Dieu.  Du côté de Jésus, il n’y a donc aucune exclusive.  Personne parmi nous, aucun homme sur la terre, quel que soit son péché ne peut se dire que Dieu ne veut pas de lui pour l’éternité.  Et de fait, comment un Dieu qui n’est qu’amour, un Dieu qui nous a fait à son image et à sa ressemblance pourrait-il décider d’exclure certains de ses enfants bien-aimés ?  Le problème ne se situe pas au niveau de Dieu, mais bien à notre niveau.  Pour Dieu, la porte, cette porte latérale qu’on appelle le chas de l’aiguille est toujours accessible.

Mais, comme vous le savez, un chameau ne peut passer par cette petite porte que si on le débarrasse de ce qu’il porte sur le dos et sur les côtés.  Et si vous avez déjà vu un chamelier charger son chameau : c’est un travail de longue haleine.  Il faut que le chargement soit bien équilibré, pour ne pas que le chameau tombe. Et tout est ficelé pour ne pas que ça tombe. Ce n’est donc pas rien que de défaire ce que le chameau porte.  Et voilà que le Seigneur compare les riches au chameau ou, en tout cas, au chamelier.  Pas moyen d’entrer dans le Royaume si l’on veut garder tout ce que l’on a, nos richesses en tout genre.  Et ça, c’est vraiment compliqué, dit Jésus.  Les pauvres et les petits entrent plus facilement dans le Royaume de l’amour, puisqu’ils ont besoin de cet amour, ils n’ont rien qui puisse leur faire croire que tout va bien.  Ils sont en attente.

Et si nous parvenons à nous débarrasser de tout ce qui nous encombre, nous alourdit, alors le Seigneur ne nous promet pas une petite récompense.  Non, il nous promet le centuple et de siéger sur des trônes.  On comprend le langage exagéré évidemment ; mais ce qu’on comprend surtout, c’est que l’amour du Seigneur n’a rien à voir avec nos petites amours ; que l’amour du Seigneur est tellement grand qu’on ne parvient pas à le délimiter, à le limiter.  Alors, quelle joie de se dépouiller.  Amen 

Notre Dieu est un Dieu patient ; bénissons-le :

R/ Béni sois-tu !

Béni sois-tu pour ce jour : 
que nous tirions parti du temps présent pour hâter la venue de ton règne.

Béni sois-tu pour ce monde en croissance : 
que nous lui annoncions la justice et la paix.

Béni sois-tu pour l’Église que ton Esprit renouvelle : 
donne à ses fils la joie de l’espérance.

Béni sois-tu pour la Terre Nouvelle que tu promets : 
guide nos pas jusqu’à la fin du jour.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

Aujourd’hui, si je décidais de m’engager dans une association d’entraide ? Je peux lui faire un don, apporter une aide ponctuelle, devenir bénévole…

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

  Mercredi de la 1ère semaine du Temps de l'Eglise   Mettons-nous en    présence de Dieu :   Dieu, viens à mon aide ;   Seigneur, à notre secours ! En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il ...
  Lundi de la 2ème semaine du Temps de l'Eglise    Mettons-nous en    présence de Dieu :   Dieu, viens à mon aide ;   Seigneur, à notre secours ! En ce temps-là, comme les disciples de Jean le Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vint demander à Jésus : « Pourquoi, alors que les disciples de Jean et les disciples des pharisiens jeûnent, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » Jésus leur dit : « Les invités de la noce pourraient-ils jeûner, pendant que l’Époux est avec eux ? Tant qu’ils ont l’Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, ce jour-là, ils jeûneront. Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d’étoffe neuve ; autrement le morceau neuf ajouté tire sur le vieux tissu et la déchirure s’agrandit. Ou encore, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; car alors, le vin fera éclater les outres, et l’on perd à la fois le vin et les outres. À vin n...
  Fini ...   Mettons-nous en présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours ! Jésus disait : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé. Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé. Il y a des cadeaux qu’on reçoit et qu’on range quelque part. Une jolie boîte, un souvenir de vacances… et puis, au bout de quelques mois, on ne sait plus très bien où on l’a mis ! Il ne faudrait surtout pas que cela arrive avec la paix reçue pendan...