Accéder au contenu principal

 

Saint Bernard


 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples cette parabole : « Le royaume des Cieux est comparable au maître d’un domaine qui sortit dès le matin afin d’embaucher des ouvriers pour sa vigne. Il se mit d’accord avec eux sur le salaire de la journée : un denier, c’est-à-dire une pièce d’argent, et il les envoya à sa vigne. Sorti vers neuf heures, il en vit d’autres qui étaient là, sur la place, sans rien faire. Et à ceux-là, il dit : “Allez à ma vigne, vous aussi, et je vous donnerai ce qui est juste.” Ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi, puis vers trois heures, et fit de même. Vers cinq heures, il sortit encore, en trouva d’autres qui étaient là et leur dit : “Pourquoi êtes-vous restés là, toute la journée, sans rien faire ?” Ils lui répondirent : “Parce que personne ne nous a embauchés.” Il leur dit : “Allez à ma vigne, vous aussi.” Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant : “Appelle les ouvriers et distribue le salaire, en commençant par les derniers pour finir par les premiers.” Ceux qui avaient commencé à cinq heures s’avancèrent et reçurent chacun une pièce d’un denier. Quand vint le tour des premiers, ils pensaient recevoir davantage, mais ils reçurent, eux aussi, chacun une pièce d’un denier. En la recevant, ils récriminaient contre le maître du domaine : “Ceux-là, les derniers venus, n’ont fait qu’une heure, et tu les traites à l’égal de nous, qui avons enduré le poids du jour et de la chaleur !” Mais le maître répondit à l’un d’entre eux : “Mon ami, je ne suis pas injuste envers toi. N’as-tu pas été d’accord avec moi pour un denier ? Prends ce qui te revient, et va-t’en. Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi : n’ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mes biens ? Ou alors ton regard est-il mauvais parce que moi, je suis bon ?” C’est ainsi que les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. »

 

Je voudrais tout d’abord vous parler du tout grand saint que fut Bernard au XIIème siècle, celui qu’on a appelé le dernier des Pères de l’Église, un grand mystique et pasteur qui est considéré comme le réformateur des cisterciens, nos amis et amies d’Orval, Rochefort, Ciney, Brialmont, Soleilmont …

 

Tout d’abord, il va insister sur la rencontre personnelle avec Jésus, à une époque où souvent la théologie devenait une affaire purement cérébrale et de discussion assez stérile.  Voilà ce qu’il écrivait dans son commentaire sur le Cantique des Cantiques : « Lorsque tu discutes ou que tu parles, rien n'a de saveur pour moi, si je n'ai pas entendu résonner le nom de Jésus ».  Dans notre vie de foi, nous pouvons discuter, voire même faire des choses remarquables, mais si c’est sans un contact avec Jésus, cela ne va pas très loin.  Nous avons besoin de prendre du temps et beaucoup de temps pour prier, pour découvrir que Jésus n’est pas une idée, mais une personne.  On disait de Moïse qu’il parlait à Dieu « comme un ami parle à son ami »

 

C’est aussi le grand chantre de la Vierge Marie.  On en a fait un chant : « Dans les dangers, les difficultés, les incertitudes, pense à Marie, invoque Marie. Qu'elle ne se détache jamais de tes lèvres, qu'elle ne se détache jamais de ton cœur; et afin que tu puisses obtenir l'aide de sa prière, n'oublie jamais l'exemple de sa vie. Si tu la suis, tu ne te tromperas pas de chemin; si tu la pries, tu ne désespéreras pas; si tu penses à elle, tu ne peux pas te tromper. Si elle te soutient, tu ne tombes pas; si elle te protège, tu n'as rien à craindre; si elle te guide, tu ne te fatigues pas; si elle t'est propice, tu arriveras à destination. »  Marie est un peu comme un phare dans notre vie chrétienne, un phare, sur la côte, c’est ce qui permet de rejoindre le port sans problème.  Plus nous regarderons Marie, plus nous sommes sûrs d’arriver à Jésus.

 

Et enfin, l’évangile.  Il nous faut évidemment quitter l’aspect économique.  Le salaire, c’est l’amour de Dieu lui-même.  Et puisque Dieu n’est qu’amour, forcément, il ne peut pas donner une partie de son amour.  Prenons de nouveau Bernard.  Très vite, il s’est attaché à Jésus.  D’autres, Augustin, Charles de Foucauld se sont convertis sur le tard, tous les deux en ayant eu une vie très dissolue.  Peut-on imaginer que le Seigneur les aime moins que Bernard ?  Impossible de faire des parts inégales dans le gâteau de l’amour de Dieu.  Tous, si nous le voulons, si nous l’acceptons, nous recevrons tout l’amour de Dieu et rien de moins.  Amen  


Les yeux levés vers le Christ, Splendeur de la gloire du Père, nous le prions :

Tu es l’origine et le terme de notre foi ; 
béni sois-tu !

Toi qui nous appelles des ténèbres à ta lumière, 
prends pitié de nous.

Tu as ouvert les yeux des aveugles et l’oreille des sourds ; 
béni sois-tu !

Guéris-nous de l’incrédulité ; 
prends pitié de nous.

Tu nous as rassemblés en un seul corps ; 
béni sois-tu !

Garde-nous de séparer ce que tu as uni ; 
prends pitié de nous.

Tu donnes la force dans la tentation, la patience dans l’épreuve ;
béni sois-tu !

Que notre vie soit louange de grâce ; 
prends pitié de nous.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

Pour découvrir saint Bernard de Clairvaux, que nous fêtons aujourd’hui, je peux lire le texte de l’audience générale du pape Benoît XVI du mercredi 21 octobre 2009 (sur le site www.vatican.va).

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

  Mercredi de la 1ère semaine du Temps de l'Eglise   Mettons-nous en    présence de Dieu :   Dieu, viens à mon aide ;   Seigneur, à notre secours ! En ce temps-là, aussitôt sortis de la synagogue de Capharnaüm, Jésus et ses disciples allèrent, avec Jacques et Jean, dans la maison de Simon et d’André. Or, la belle-mère de Simon était au lit, elle avait de la fièvre. Aussitôt, on parla à Jésus de la malade. Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever. La fièvre la quitta, et elle les servait. Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amenait tous ceux qui étaient atteints d’un mal ou possédés par des démons. La ville entière se pressait à la porte. Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons ; il empêchait les démons de parler, parce qu’ils savaient, eux, qui il était. Le lendemain, Jésus se leva, bien avant l’aube. Il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il ...
  Lundi de la 2ème semaine du Temps de l'Eglise    Mettons-nous en    présence de Dieu :   Dieu, viens à mon aide ;   Seigneur, à notre secours ! En ce temps-là, comme les disciples de Jean le Baptiste et les pharisiens jeûnaient, on vint demander à Jésus : « Pourquoi, alors que les disciples de Jean et les disciples des pharisiens jeûnent, tes disciples ne jeûnent-ils pas ? » Jésus leur dit : « Les invités de la noce pourraient-ils jeûner, pendant que l’Époux est avec eux ? Tant qu’ils ont l’Époux avec eux, ils ne peuvent pas jeûner. Mais des jours viendront où l’Époux leur sera enlevé ; alors, ce jour-là, ils jeûneront. Personne ne raccommode un vieux vêtement avec une pièce d’étoffe neuve ; autrement le morceau neuf ajouté tire sur le vieux tissu et la déchirure s’agrandit. Ou encore, personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; car alors, le vin fera éclater les outres, et l’on perd à la fois le vin et les outres. À vin n...
  Fini ...   Mettons-nous en présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours ! Jésus disait : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé. Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ; ce n’est pas à la manière du monde que je vous la donne. Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé. Il y a des cadeaux qu’on reçoit et qu’on range quelque part. Une jolie boîte, un souvenir de vacances… et puis, au bout de quelques mois, on ne sait plus très bien où on l’a mis ! Il ne faudrait surtout pas que cela arrive avec la paix reçue pendan...