Mercredi de la 25ème semaine
du Temps de l'Église
La Parole de Dieu a beau être ancienne, elle reste toujours très nouvelle. Elle est toujours une Bonne Nouvelle et en cette année sainte, une Espérance pour notre vie. On pourrait résumer les textes de ce jour en deux phrases : « même si nous sommes fragiles et pécheurs, Dieu ne nous abandonne pas. », c’est la première lecture et dans l’évangile : « Jésus nous envoie en mission, même sans grands moyens, pour annoncer son amour et guérir les cœurs. »
Dans la première lecture, Esdras reconnaît les fautes du peuple. Il avoue devant Dieu : « Nous avons péché ». Pourtant, il ne désespère pas. Il dit : « Dieu ne nous a pas abandonnés ». C’est l’espérance à l’état pur. Le peuple revient de l’exil à Babylone qu’il a vu comme un châtiment pour ses fautes, mais voilà que Dieu leur redonne une vie nouvelle, en les ramenant dans leur pays. Nous risquons parfois de nous décourager face à nos erreurs, à nos péchés, aux péchés du monde qui nous entoure. Mais la fidélité de Dieu est plus forte que nos erreurs. Dieu nous donne toujours une nouvelle chance. Comme un père qui apprend à son enfant à marcher, Dieu nous apprend chaque jour à avancer dans la foi. Même si nous tombons, il est là pour nous relever et nous dire : « allez, continue, je suis avec toi. »
Dans l’Évangile, Jésus envoie les Douze sans argent, sans sac, sans linge de rechange. Autrement dit : pas de sécurité, pas de confort. Leur vraie force, c’est de savoir qu’ils sont envoyés par Jésus. Aujourd’hui, cela nous dit quelque chose de très simple : ne pas attendre d’avoir tout parfait pour agir. Dans une paroisse, même avec peu de moyens, on peut visiter les malades. Dans une famille, même fatigué, on peut écouter un enfant ou un conjoint. Dieu n’attend pas que nous soyons riches, instruits ou puissants. Il veut juste notre confiance et notre disponibilité. Apprendre, comme Marie, à dire « oui », tout simplement et à nous mettre en route comme elle l’a fait pour visiter Elisabeth
Jésus dit : « Proclamez le Royaume et guérissez les malades. » Ce n’est pas seulement parler, c’est aussi agir. Mais, de nouveau, il s’agit de poser des gestes tout simples : téléphoner à quelqu’un d’isolé, prier pour une personne malade … Ne cherchons pas des choses compliquées. Des petits gestes mais qui apportent beaucoup de lumière. Des petits gestes pour dire : « Dieu est là, il t’aime, tu n’es pas seul. » Ce qui touche, ce n’est pas tellement ce que nous disons, mais comment nous sommes devant nos frères et sœurs. Souvent, les personnes ne retiennent pas tant nos discours que notre attitude : un sourire, une attention, une présence. C’est cela qui touche les cœurs et qui fait grandir le Royaume de Dieu.
Oui, nous sommes fragiles, mais Dieu est fidèle.
Oui, nous avons peu de moyens, mais Jésus nous envoie quand même.
Oui, nous pouvons changer les choses par de petits gestes d’amour et de bonté.
C’est ainsi que, pas à pas, le Royaume de Dieu grandit parmi nous. Et vous savez… avancer avec Dieu, c’est parfois comme apprendre à danser : au début on se marche un peu sur les pieds… mais tant qu’on garde sa main dans la sienne, on avance dans le bon rythme !
Élevons nos cœurs, et murmurons :
R/ Jésus, Fils de Dieu, fais brûler en nous ta lumière !
Garde nos pas sur le sentier de ton amour,
et fais de nos mains des instruments de paix contre le mal.
Que ta sagesse, comme le vent du matin,
souffle sur nos pensées et guide nos gestes.
Ouvre nos yeux au visage des humbles et des blessés,
pour que nous y découvrions ton regard vivant et tendre.
Verse en nous la source de la bonté,
afin que jamais nos mains ne fassent souffrir ce que nous redoutons pour nous-mêmes.
Rends nos vies comme un chant,
doux, humble et vrai, qui reflète ton Royaume ici-bas.
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …
Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

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