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Jeudi de la 29ème semaine du Temps de l'Église 

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! Je dois recevoir un baptême, et quelle angoisse est la mienne jusqu’à ce qu’il soit accompli ! Pensez-vous que je sois venu mettre la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien plutôt la division. Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois ; ils se diviseront : le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère. »

Il y a des phrases de Jésus qu’on aimerait relire deux fois pour être sûrs d’avoir bien compris. C’est un feu de transformation, pas de destruction, que Jésus évoque. Un feu qui éclaire, purifie, réchauffe, et parfois… dérange.

Ce feu, c’est d’abord la lumière de la vérité.
Quand le feu du Christ brûle en nous, il révèle nos zones d’ombre. Pas pour nous juger, mais pour nous libérer. Un peu comme une lampe qu’on allume dans une pièce encombrée : on voit tout ce qu’il faut ranger, et ça peut faire mal aux yeux. Le feu du Christ éclaire nos choix, nos priorités, nos relations. Il nous invite à sortir du tiède pour entrer dans une foi vivante, passionnée. C’est ce feu-là que Jésus veut déjà voir brûler : celui d’un cœur en marche, d’une foi qui ose briller dans la nuit du monde.

Le feu purifie : “Pensez-vous que je sois venu mettre la paix ? Non, mais la division.” Ces mots choquent, mais ils sont vrais. Quand le feu de Dieu entre dans une vie, il sépare le vrai du faux, le profond du superficiel, l’amour sincère du “comme tout le monde fait”. Jésus ne veut pas la guerre entre les gens, mais il veut la clarté dans nos vies. Il y a des moments où suivre le Christ, c’est aller à contre-courant, même dans sa famille, ses amitiés, ou son milieu professionnel. Le feu purifie notre foi : il brûle le confort, le “on verra plus tard”, pour nous rendre vrais. C’est parfois douloureux, mais c’est beau.

Le feu réchauffe et il est à transmettre
Un feu, ça ne sert à rien s’il reste enfermé dans une cheminée.
Le feu du Christ veut se propager : dans nos paroles, nos gestes, nos regards. Chaque sourire, chaque pardon, chaque service humble devient une étincelle du Royaume. Alors oui, Jésus veut qu’on mette le feu… Mais pas à la planète — au cœur du monde ! 
Mettre le feu à nos routines, à nos indifférences, pour rallumer la flamme de l’amour.  François disait aux jeunes : « Mettez le bazar … »

Le feu de Jésus n’est pas celui qui détruit, mais celui qui éclaire, purifie et réchauffe.
Alors aujourd’hui, laissons-le allumer en nous cette flamme, et devenons à notre tour des porteurs de feu — des porteurs de vie.

 Seigneur du feu et de la lumière,
enflamme nos cœurs sans les consumer,
que ta vérité éclaire nos nuits et nos doutes.

Donne à ton Église le courage d’être claire,
même quand la paix du monde veut se taire.

Réchauffe ceux dont la foi s’éteint,
console ceux qui grelottent d’espérance.

Allume en chacun de nous la braise du partage,
pour qu’à travers nos gestes, ton feu s’étende
jusqu’aux confins du monde.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

 Aujourd’hui, pose un geste qui réchauffe : appelle quelqu’un, encourage, remercie, ou éclaire une situation par un mot vrai. Un feu commence toujours par une seule étincelle.

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