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Mercredi de la 30ème semaine du Temps de l’Église 

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

En ce temps-là, tandis qu’il faisait route vers Jérusalem, Jésus traversait villes et villages en enseignant. Quelqu’un lui demanda : « Seigneur, n’y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés ? » Jésus leur dit : « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite, car, je vous le déclare, beaucoup chercheront à entrer et n’y parviendront pas. Lorsque le maître de maison se sera levé pour fermer la porte, si vous, du dehors, vous vous mettez à frapper à la porte, en disant : “Seigneur, ouvre-nous”, il vous répondra : “Je ne sais pas d’où vous êtes.” Alors vous vous mettrez à dire : “Nous avons mangé et bu en ta présence, et tu as enseigné sur nos places.” Il vous répondra : “Je ne sais pas d’où vous êtes. Éloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l’injustice.” Là, il y aura des pleurs et des grincements de dents, quand vous verrez Abraham, Isaac et Jacob, et tous les prophètes dans le royaume de Dieu, et que vous-mêmes, vous serez jetés dehors. Alors on viendra de l’orient et de l’occident, du nord et du midi, prendre place au festin dans le royaume de Dieu. Oui, il y a des derniers qui seront premiers, et des premiers qui seront derniers. »

Vous avez déjà remarqué qu’à certaines portes, on ne passe pas si on veut tout garder sur soi ? Essayez donc de passer un portique d’aéroport avec des bagages, des clés, une ceinture en métal… et vous verrez : il faut tout déposer pour avancer. Eh bien, la porte du Royaume, dit Jésus, c’est un peu pareil : on n’y passe qu’en déposant tout ce qui encombre le cœur.

Paul nous rassure : « L’Esprit vient au secours de notre faiblesse. » C’est une phrase magnifique ! Nous n’avons pas à être des héros spirituels, seulement des êtres ouverts. Souvent, nous ne savons même pas prier comme il faut…Mais Dieu prie en nous, dans le silence, dans les soupirs, dans nos élans maladroits. L’Esprit traduit nos gémissements en langage d’amour. Autrement dit : même nos balbutiements peuvent être prière, si nous les offrons à Dieu. Et c’est cela, le début du chemin vers la porte étroite : reconnaître humblement qu’on ne peut pas tout par soi-même.

Le psalmiste crie : « Combien de temps, Seigneur ? » — un cri qu’on connaît bien. Mais à la fin, il dit : « Moi, je prends appui sur ton amour. » Voilà la clé de la porte étroite : la confiance. Pas la confiance naïve, mais la foi tenace qui ne lâche pas la main de Dieu même quand tout semble fermé. Le psalmiste passe de la plainte à la louange : il apprend que la foi n’est pas un sentiment stable, mais un choix répété. Entrer par la porte étroite, c’est continuer à aimer quand on ne comprend pas, et dire “je crois encore” alors même qu’on ne voit plus clair.

Jésus ne nous parle pas ici d’un concours d’entrée pour le ciel. Il ne s’agit pas d’être meilleur que les autres, mais de laisser Dieu nous affiner. La porte est étroite, non parce que Dieu est sévère, mais parce que nos cœurs sont souvent trop larges de vanité, d’orgueil, de confort. Entrer par la porte étroite, c’est apprendre à aimer en vérité, à pardonner, à se dépouiller de l’inutile. Et Jésus ajoute : « Beaucoup chercheront à entrer et ne le pourront pas. » Non pas parce qu’ils sont exclus, mais parce qu’ils n’ont pas voulu lâcher ce qui les empêchait d’aimer.

La porte étroite n’est pas d’abord celle du ciel : c’est celle du cœur. C’est là que Dieu veut passer, et c’est souvent nous qui la verrouillons Aujourd’hui, le Christ nous dit simplement : “Laisse-moi entrer. Laisse-moi t’alléger.”

Et souvenons-nous : la porte du Royaume n’a pas de poignée à l’extérieur, parce que Dieu est déjà dedans — il attend juste qu’on lui ouvre ! Alors si vous entendez toquer aujourd’hui… inutile de chercher la clé, c’est votre cœur qui est la serrure.

  Seigneur, souffle discret au cœur de nos faiblesses,
viens prier en nous quand les mots nous manquent.

Pour ton Église, qu’elle apprenne la simplicité du service,
et qu’elle marche humblement sur le chemin étroit de l’Évangile.

Pour les peuples accablés par la guerre ou l’injustice,
que ton Esprit transforme leurs soupirs en espérance.

Pour ceux qui doutent, qui crient vers toi dans la nuit,
que ton amour les rejoigne comme une aurore nouvelle.

Pour chacun de nous, Seigneur,
que nous sachions ouvrir la porte de nos cœurs à ta présence qui frappe doucement.

Et quand nous trébuchons, relève-nous ;
quand nous doutons, soutiens-nous ;
quand nous aimons, réjouis-toi en nous.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

Faire un acte de dépouillement volontaire. Cela peut être renoncer à une parole blessante, à une réaction impulsive, ou à une habitude de confort. Offrez ce petit renoncement comme un passage par la porte étroite. Et dites à Dieu : « Seigneur, fais de moi un espace où ton amour passe librement. »

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