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Samedi de la 29ème semaine du Temps de l'Église 

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

Un jour, des gens rapportèrent à Jésus l’affaire des Galiléens que Pilate avait fait massacrer, mêlant leur sang à celui des sacrifices qu’ils offraient. Jésus leur répondit : « Pensez-vous que ces Galiléens étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens, pour avoir subi un tel sort ? Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. Et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous de même. » Jésus disait encore cette parabole : « Quelqu’un avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n’en trouva pas. Il dit alors à son vigneron : “Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n’en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?” Mais le vigneron lui répondit : “Maître, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l’avenir. Sinon, tu le couperas.” »

Un jour, un homme a planté un citronnier sur son balcon. Trois ans plus tard : pas un citron. Sa femme lui dit : “T’as pensé à lui parler ?” Il répond : “Non, mais je l’ai menacé !” Eh bien, Dieu ne menace pas. Il parle, il patiente, il espère.

Jésus raconte cette histoire toute simple : un propriétaire trouve un figuier qui ne donne rien. Trois ans qu’il vient, et toujours pas de fruits. Il veut le couper. Mais le jardinier — image de Dieu lui-même — dit : “Attends encore un peu. Je vais bêcher autour, mettre du fumier, et on verra.” Ce figuier, c’est nous. Parfois, notre vie spirituelle ressemble à un arbre sans fruit : pas de joie, pas d’élan, pas de prière. On dit : “Je suis trop fatigué, trop occupé, trop déçu.”
Et Dieu, Lui, ne se lasse pas. Il bêche autour de notre cœur. Il creuse là où c’est dur. Il met du fumier — oui, même nos épreuves, nos galères, peuvent devenir un engrais de vie !

Le propriétaire veut des fruits : Dieu attend que notre vie serve à aimer. Mais Jésus ne dit pas “laisse-le encore vingt ans”. Il dit : “Un an encore.” Autrement dit : le temps de Dieu est un temps d’urgence aimante. Il ne nous culpabilise pas, mais il nous invite à nous réveiller. Il ne veut pas nous faire peur, mais nous faire vivre. Ce texte n’est pas une menace, c’est une seconde chance. Chaque jour, Dieu nous dit : “Laisse-moi encore une saison dans ton cœur.”

Porter du fruit, ce n’est pas forcément faire des miracles. Nos fruits sont simples, mais précieux. Le figuier ne se regarde pas pousser, il se donne.

Alors cette semaine, si quelqu’un vous agace, dites-vous :
“C’est mon fumier du jour !” Et si vous sentez que vous ne portez pas beaucoup de fruits, souvenez-vous : même un arbre tordu peut faire une belle ombre.

  Seigneur, Toi le jardinier de nos vies,
creuse la terre de nos cœurs endormis,
fais jaillir la sève du pardon,
que nos racines plongent dans Ta tendresse.

Pour ceux qui ont perdu confiance,
répands la pluie douce de Ton espérance.

Pour les puissants de ce monde,
apprends-leur la patience du semeur.

Pour les pauvres et les blessés,
sois la lumière au bout de leur hiver.

Et pour ton Église, Seigneur,
qu’elle ne se lasse jamais d’arroser la vie.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

Un petit arrosage spirituel : prendre cinq minutes de silence pour dire à Dieu : “Fais-moi pousser.”

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