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Mercredi de la 34ème semaine du Temps de l'Eglise

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « On portera la main sur vous et l’on vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon nom. Cela vous amènera à rendre témoignage. Mettez-vous donc dans l’esprit que vous n’avez pas à vous préoccuper de votre défense. C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesse à laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer. Vous serez livrés même par vos parents, vos frères, votre famille et vos amis, et ils feront mettre à mort certains d’entre vous. Vous serez détestés de tous, à cause de mon nom. Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. »

Vous avez déjà participé à une soirée qui commence très bien… et qui finit en catastrophe ? Un repas parfait, des invités élégants… puis une gaffe, un incident, et l’ambiance s’effondre. Eh bien, la première lecture nous raconte exactement cela : un banquet royal qui tourne mal, très mal, à cause d’un détail que le roi n’avait pas prévu… la main de Dieu qui écrit sur le mur. Aujourd’hui, les lectures nous montrent trois scènes : un roi qui ne veut pas voir la vérité, une création qui ne cesse de louer Dieu, et Jésus qui nous promet sa force dans les épreuves.
Le fil rouge ? Dieu écrit dans nos vies… encore faut-il savoir lire.

Dans Daniel 5, le roi Balthazar organise un grand banquet. Il sort les coupes d’or du Temple – un sacrilège – pour se glorifier lui-même.
Résultat : une main mystérieuse écrit sur le mur : « Compté, pesé, divisé ». Sa vie, son royaume, ses choix… tout s’écroule en une soirée. Le message est simple : quand on se met au centre, Dieu écrit parfois un rappel sur le mur. Quelles sont les « écritures » que Dieu place devant nous ? une fatigue qui dit : « ralentis », une rencontre qui dit : « écoute », une contrariété qui dit : « reprends-toi », une joie qui dit : « remercie ! ». Dieu ne cesse de parler… mais nous vivons souvent comme Balthazar : trop occupés à faire du bruit pour lire ce qu’Il nous dit.

Le Cantique de Daniel nous fait entendre : « Soleil, lune, étoiles… bénissez le Seigneur ! » En d’autres termes : toute la création est accordée à la louange. Même les éléments, même les anges, même la pluie et le feu savent dire : « Merci Seigneur ! »
Le problème, ce n’est pas le monde : c’est nous, les seuls à avoir parfois du mal à entrer dans la symphonie. Et si la difficulté venait du fait que nos cœurs sont encombrés ? Sainte Catherine hier, Daniel aujourd’hui, les martyrs dans l’Évangile… tous avaient une chose en commun : le cœur libre. Quand le cœur est libre, tout devient louange.

Jésus nous prévient : « On vous arrêtera, on vous persécutera… Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu. C’est par votre persévérance que vous garderez votre vie. » Autrement dit : La foi n’enlève pas l’épreuve, elle donne de la tenue. Jésus ne dit pas : « Tout ira bien »… Il dit : « Je serai là. Je vous donnerai les mots. Tenez bon. » Ce « tenir bon », c’est exactement l’inverse du roi Balthazar : lui tombe quand tout tremble ; le disciple, lui, tient debout parce que tout tremble… et que Dieu le porte.

Et si jamais vous vous inquiétez de voir une main écrire sur votre mur… rassurez-vous : tant que ce n’est pas votre propriétaire qui écrit « loyers en retard », tout va bien !

 Pour l’Église. Qu’elle sache lire les signes de Dieu dans l’histoire et guider le monde vers la vérité. Seigneur, nous t’en prions.

Pour les gouvernants et les responsables politiques. Qu’ils cherchent la justice et non leur propre gloire, contrairement au roi Balthazar. Seigneur, nous t’en prions.

Pour ceux qui traversent des épreuves, physiques, morales ou spirituelles. Que la parole de Jésus – « pas un cheveu de votre tête ne sera perdu » – leur donne force et paix. Seigneur, nous t’en prions.

Pour la création confiée à notre soin. Que nous apprenions, comme elle, à bénir Dieu et à respecter ses œuvres. Seigneur, nous t’en prions.

Pour notre communauté. Que nous sachions discerner les signes que Dieu écrit dans nos vies et y répondre fidèlement. Seigneur, nous t’en prions.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …


Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

Aujourd’hui, identifier une “écriture sur le mur” dans votre vie. Un signe, un appel, une petite lumière. Puis faire un geste en réponse : dire merci, réparer, ralentir, prier cinq minutes. Un petit acte qui dit : « Seigneur, je lis ce que tu m’écris. »




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