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Vendredi de la 34ème semaine du Temps de l'Eglise

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples cette parabole : « Voyez le figuier et tous les autres arbres. Regardez-les : dès qu’ils bourgeonnent, vous savez que l’été est tout proche. De même, vous aussi, lorsque vous verrez arriver cela, sachez que le royaume de Dieu est proche. Amen, je vous le dis : cette génération ne passera pas sans que tout cela n’arrive. Le ciel et la terre passeront, mes paroles ne passeront pas. »

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi, dans les films, les héros comprennent toujours les signes mystérieux… alors que nous, dans le quotidien, on a déjà du mal à comprendre un message WhatsApp ? Heureusement, Dieu ne nous parle pas en code secret : il donne des signes simples, mais puissants. Aujourd’hui, Il nous dit : « Ouvre les yeux : je suis déjà en train de venir. » Et avec la fête de sainte Catherine Labouré, voyant la Médaille miraculeuse, le message devient encore plus clair : Dieu agit doucement, mais sûrement, dans l’histoire.

Daniel décrit des bêtes terrifiantes, des visions impressionnantes, un chaos qui s’agite. On dirait presque une bande-annonce d’un film catastrophe ! Mais au cœur de ces scènes, Daniel voit une autre réalité : Celui qui siège, l’Ancien des Jours, et le Fils de l’Homme à qui est donné pouvoir, gloire et royauté. En clair : Oui, le monde bouge, oui, l’histoire semble parfois s’emballer, oui, il y a des forces qui nous dépassent… Mais Dieu tient la fin du film. Il n’est pas dépassé, pas surpris, pas en panique.,Comme Daniel, nous sommes invités à ne pas nous arrêter aux apparences. Les turbulences ne sont pas la vérité ultime : Dieu règne avec douceur, patience et fidélité.

Le Cantique de Daniel nous fait prier avec toute la création : « Vous, montagnes, bénissez le Seigneur ! Vous, mers et rivières, bénissez le Seigneur ! » Feu et ardeur, bénissez le Seigneur ! »
Ce Cantique n’a pas été écrit dans un moment de confort, mais dans l’épreuve, au cœur de la fournaise. C’est donc une façon de dire : Même brûlés, même éprouvés, nous restons capables de louer. C’est la louange qui transforme la peur en confiance. Et pour nous aujourd’hui : Quand quelque chose chauffe dans notre vie — un conflit, un stress, une inquiétude — nous pouvons faire pareil : Bénir le Seigneur au cœur du feu.

Dans l’Évangile, Jésus prend une image toute simple : le figuier qui bourgeonne. Un signe discret, quotidien, mais clair : « L’été est proche. » Pour Jésus, les signes du Royaume sont comme cela : pas tonitruants, pas écrasants, pas spectaculaires… mais simples, humbles et évidents pour le cœur ouvert. Et c’est là que sainte Catherine Labouré nous rejoint. Elle reçoit, dans le silence d’un couvent, le message de la Médaille miraculeuse :un signe modeste, quotidien, un petit objet… mais qui porte une immense promesse :
Marie marche avec nous. Marie protège. Marie conduit vers Jésus.
Le figuier de l’Évangile, la vision de Catherine, la Parole de Jésus : tout nous dit la même chose : Dieu ne disparaît pas. Dieu vient. Dieu s’approche. Et Jésus ajoute : « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront pas. » Autrement dit : Accroche-toi à ce qui reste : la Parole, l’Amour, la fidélité de Dieu.

Et si jamais vous vous dites : « Seigneur, envoie-moi un signe ! »… Attention : il pourrait commencer par vous demander… d’allumer la lumière !

 Pour l’Église. Qu’à l’exemple de sainte Catherine Labouré, elle sache lire les signes de Dieu dans la simplicité et les transmettre avec humilité. Seigneur, nous t’en prions.

Pour les responsables politiques et économiques. Qu’ils recherchent des décisions qui favorisent la paix et le respect de toute personne.
Seigneur, nous t’en prions.

Pour ceux qui vivent dans la peur, l’incertitude ou la maladie. Que la Parole du Christ, « mes paroles ne passeront pas », soit pour eux une source de force et de consolation. Seigneur, nous t’en prions.

Pour les familles et les jeunes. Que, par l’intercession de la Vierge Marie de la Médaille miraculeuse, ils trouvent des chemins d’espérance et de confiance. Seigneur, nous t’en prions.

Pour notre communauté. Que nous devenions chacun, par un petit geste d’espérance, un signe du Royaume qui vient. Seigneur, nous t’en prions.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …


Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

Aujourd’hui, fais un geste « tout simple mais parlant », à la manière du figuier ou de la Médaille miraculeuse : écrire un merci, poser un acte d’espérance là où la peur parle trop fort ... Un petit signe, mais… un signe qui fait entrer Dieu dans la journée.

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