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Sainte Marie, Mère de Dieu

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

En ce temps-là, les bergers se hâtèrent d’aller à Bethléem, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tous ceux qui entendirent s’étonnaient de ce que leur racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur. Les bergers repartirent ; ils glorifiaient et louaient Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé. Quand fut arrivé le huitième jour, celui de la circoncision, l’enfant reçut le nom de Jésus, le nom que l’ange lui avait donné avant sa conception.

Le 1er janvier, on se souhaite tous « bonne année », santé, bonheur, réussite… Mais l’Église, elle, commence l’année en nous montrant un enfant et sa mère. Pas un programme, pas une résolution, pas un agenda déjà plein. Juste Marie, Jésus… et du silence. 

Saint Paul nous dit : « Quand vint la plénitude des temps, Dieu envoya son Fils, né d’une femme. » Dieu aurait pu sauver le monde autrement. Il a choisi une mère, un ventre, une histoire humaine. Marie n’est pas un détail du plan de Dieu : elle est le lieu où Dieu se fait proche. Elle ne parle presque pas dans l’Évangile d’aujourd’hui.
Elle accueille, elle garde, elle médite. Marie nous apprend que Dieu agit souvent avant même que nous comprenions. Pour commencer l’année, c’est une bonne nouvelle : Dieu n’attend pas que tout soit clair, rangé, maîtrisé. Il commence là où nous sommes, avec ce que nous sommes.

Les bergers accourent, racontent, repartent. Marie, elle, ne repart pas. Elle demeure. Elle nous montre que la foi n’est pas d’abord une performance, mais une réceptivité. Avant de parler de Dieu, il faut l’avoir laissé habiter. Dans un monde pressé, Marie nous enseigne la « lenteur habitée ». Dans un monde qui explique tout, elle garde les choses dans son cœur. Dans un monde qui veut tout contrôler, elle fait confiance.

Marie ne fait aucune résolution du Nouvel An… mais elle garde Jésus toute l’année. On pourrait s’en inspirer 

La première lecture nous donne la bénédiction d’Aaron : « Que le Seigneur te bénisse et te garde… » Ce n’est pas une formule magique. C’est une promesse de présence. Marie est celle sur qui le visage de Dieu s’est posé. Et par elle, ce visage s’est tourné vers nous. Commencer l’année avec Marie, c’est croire que : Dieu marche avec nous, Dieu ne nous abandonne pas, Dieu peut faire naître du neuf, même dans nos fragilités.

L’année ne sera peut-être pas parfaite. Mais elle peut être habitée.

 Pour l’Église, afin qu’elle soit pour le monde un signe de douceur, de paix et de confiance, à l’image de Marie. Seigneur, nous t’en prions.

Pour les peuples de la terre, pour ceux qui commencent cette année dans la peur ou la violence, que la paix de Dieu les visite. Seigneur, nous t’en prions.

Pour les familles, les mères, les enfants, pour ceux qui attendent une naissance ou qui traversent l’épreuve, que Dieu les bénisse et les garde. Seigneur, nous t’en prions.

Pour chacun de nous, afin que cette nouvelle année soit un temps d’accueil de Dieu dans nos vies quotidiennes. Seigneur, nous t’en prions.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …


Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

Aujourd’hui, confier explicitement l’année à Dieu : par une prière simple, une bougie allumée, ou un moment de silence en disant : « Seigneur, prends soin de cette année et de ceux que j’aime. »

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