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Mercredi de la 2ème semaine du Temps de l'Eglise 

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

En ce temps-là, Jésus entra de nouveau dans une synagogue ; il y avait là un homme dont la main était atrophiée. On observait Jésus pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat. C’était afin de pouvoir l’accuser. Il dit à l’homme qui avait la main atrophiée : « Lève-toi, viens au milieu. » Et s’adressant aux autres : « Est-il permis, le jour du sabbat, de faire le bien ou de faire le mal ? de sauver une vie ou de tuer ? » Mais eux se taisaient. Alors, promenant sur eux un regard de colère, navré de l’endurcissement de leurs cœurs, il dit à l’homme : « Étends la main. » Il l’étendit, et sa main redevint normale. Une fois sortis, les pharisiens se réunirent en conseil avec les partisans d’Hérode contre Jésus, pour voir comment le faire périr.

On connaît tous ce moment où l’on se sent trop petit ou trop faible pour ce qui nous est demandé. David aussi avait l’air bien frêle face à Goliath… et pourtant, Dieu l’a choisi.

David nous rappelle que ce n’est pas la taille ou l’apparence qui compte, mais le cœur. Combien de fois dans notre quotidien, nous pensons : « Je ne suis pas assez compétent, assez fort, assez prêt… » ? Mais Dieu choisit souvent ce que nous considérons comme faible pour manifester sa puissance. Comme disait saint Augustin : « Dieu aime ceux qui semblent faibles aux yeux du monde, car en eux brille sa force. » Il reprend ainsi ce que Paul disait aux chrétiens de Corinthe : « Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. C’est donc très volontiers que je mettrai plutôt ma fierté dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ fasse en moi sa demeure. Car, lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort. » 

David ose s’avancer contre Goliath avec une confiance totale. Nous aussi, nous sommes appelés à l’audace du cœur : dire oui à l’amour de Dieu, même quand la situation semble impossible. Le courage chrétien ne réside pas dans la puissance, mais dans la confiance et la fidélité au Père. La victoire de David n’est pas seulement personnelle : elle sauve Israël. De même, notre foi, si elle est vivante, porte du fruit autour de nous. L’amour de Dieu nous fait dépasser l’égoïsme et transforme notre courage en service.

Je pense que nous ne sommes pas assez conscients de cela : ma retraite à la Flatière va sans doute me transformer, mais elle va transformer - et réellement – et l’Eglise et le monde.  Comment, j’en sais rien.  Bénabar chante : « C'est l'effet papillon : petite cause, grande conséquence. Pourtant jolie comme expression : petite chose, dégât immense ».  Et c’est ce qui se passe dans l’évangile : « Une fois sortis, les pharisiens se réunirent en conseil avec les partisans d’Hérode contre Jésus, pour voir comment le faire périr. » Mais, comme chrétien, nous pouvons chanter : « C'est l'effet papillon : petite cause, grande conséquence. Pourtant jolie comme expression : petite chose, merveille immense ».  Depuis qu’il a guéri cet homme, il ne cesse de guérir ; ce que nous vivrons ce soir. Et ce, par l’Eglise, bien petite et par nous bien pauvres.  Petite chose, merveille immense. Amen  

 Pour l’Église, afin qu’elle guide avec audace et amour, même là où les forces semblent faibles, nous prions le Seigneur.

Pour nos familles et nos proches, afin que chacun trouve confiance et force dans l’amour de Dieu, nous prions le Seigneur.

Pour ceux qui se sentent impuissants face à leurs défis, afin qu’ils découvrent la puissance de l’amour de Dieu, nous prions le Seigneur.

Pour nous-mêmes, afin que notre foi ne soit jamais paralysée par la peur mais animée par la confiance, nous prions le Seigneur.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …


Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

Aujourd’hui, relever un petit défi que l’on remet toujours à demain, en se disant : “Je le fais avec confiance, pas avec force.”

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