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Samedi de la 3ème semaine

du Temps de l'Eglise

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

Ce jour-là, le soir venu, Jésus dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. » Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient. Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait. Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez- vous pas encore la foi ? » Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? »

Aujourd’hui, la Parole ne fait pas de détour. Elle parle de vérité, de tempête, de peur… et surtout d’un Dieu qui ne renonce jamais à rejoindre l’homme, même quand celui-ci préférerait se cacher.

Dans la première lecture, Dieu ne commence pas par accuser David. Il raconte une histoire. Une parabole. Pourquoi ? Parce que parfois, nous sommes incapables de reconnaître notre propre faute, mais très doués pour reconnaître celle des autres. David s’indigne. Il juge. Il condamne. Et Nathan prononce cette phrase terrible : « Cet homme, c’est toi. » Ce moment est décisif. Non pas parce que David est humilié, mais parce que la vérité lui est enfin rendue.
La Parole de Dieu ne nous écrase pas. Elle nous réveille. Dieu n’est pas là pour nous piéger… mais pour nous éviter de continuer à nous piéger nous-mêmes.

Le psaume 50 prolonge cette expérience : « Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé. » David ne se justifie plus. Il ne compare plus. Il se tient nu devant Dieu. Et c’est là que la relation peut être restaurée. La foi n’est pas une assurance contre les chutes, mais un chemin qui nous apprend à revenir.
Saint Jean Chrysostome disait : « Ce n’est pas tomber qui est grave, mais refuser de se relever. »
Dieu ne se lasse pas de relever un cœur qui se laisse toucher.

Dans l’Évangile, la tempête se lève. Les disciples paniquent. Jésus dort. Et leur reproche est violent : « Cela ne te fait rien que nous périssions ? » Nous avons tous prié ainsi un jour. Quand Dieu semble silencieux, endormi, absent. Et pourtant, Jésus est là. Dans la barque. Même quand il se tait. La vraie question n’est pas : Pourquoi la tempête ? Mais : À qui faisons-nous confiance au cœur de la tempête ? Bonne nouvelle : Jésus ne tombe pas à l’eau… même quand nous perdons pied.

Aujourd’hui, la Parole nous invite à un chemin très simple : accepter d’entendre la vérité, offrir à Dieu un cœur vulnérable, faire confiance, même quand la mer est agitée.
Dieu ne nous promet pas l’absence de tempêtes, mais sa présence fidèle dans la barque.

 Pour l’Église, qu’elle annonce la vérité avec amour et la miséricorde avec courage, prions le Seigneur.

Pour ceux qui traversent des tempêtes personnelles, qu’ils découvrent que Dieu est présent même dans le silence, prions le Seigneur.

Pour ceux qui se sentent écrasés par leur faute, qu’ils rencontrent un chemin de relèvement, prions le Seigneur.

Pour nos communautés, qu’elles soient des barques fraternelles où chacun peut trouver sa place, prions le Seigneur.

Pour chacun de nous, que nous apprenions à faire confiance au-delà de nos peurs, prions le Seigneur.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …


Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

Aujourd’hui, nommer devant Dieu une tempête intérieure : peur, colère, fatigue, culpabilité. Puis dire simplement : « Seigneur, je te fais confiance, même maintenant. » La barque tient. Parce que Jésus est dedans.


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