Jeudi après les Cendres
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Il faut que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, le troisième jour, il ressuscite. » Il leur disait à tous : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera. Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, s’il se perd ou se ruine lui-même ? »
Aujourd’hui, le livre du Deutéronome nous met face à un choix fondamental : « Aujourd’hui je mets devant toi la vie et le bonheur, la mort et le malheur : choisis la vie… » Le Carême nous rappelle que notre liberté n’est jamais une illusion. Même au milieu des contraintes, des tentations et des routines, nous pouvons choisir la vie, la joie et l’amour de Dieu. Et Jésus, dans l’Évangile, nous dit la même chose : le suivre implique parfois un renoncement, mais ce renoncement ouvre à une vie plus profonde et plus pleine, pas à une vie triste ou morose.
Le Deutéronome nous rappelle que notre bonheur ne dépend pas seulement des circonstances extérieures, mais de notre capacité à choisir Dieu, à accueillir sa parole et à laisser l’Esprit guider nos pas.
Luc nous montre un chemin paradoxal : « Celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi, la sauvera. » Se détacher de certaines sécurités, habitudes ou certitudes n’est pas une perte, mais un gain immense. Le Carême n’est pas une punition : Le Carême est un terrain d’entraînement pour redevenir pleinement humain et pleinement vivant.
Jésus annonce sa passion, sa mort et sa résurrection, mais il montre que tout est orienté vers la vie et la liberté. Se laisser suivre par lui, ce n’est pas subir une contrainte, c’est entrer dans le flux de l’amour de Dieu, où chaque geste, chaque parole, chaque choix nous rend plus vivants et plus capables d’aimer.Le psaume 1 complète ce message : « Heureux l’homme qui médite la loi du Seigneur jour et nuit. » Le bonheur que Dieu propose n’est pas une idée abstraite, mais une vie incarnée, pleine et rayonnante, même au milieu des difficultés.
Aujourd’hui, la Parole nous invite à trois gestes concrets : choisir la vie dans les petits gestes quotidiens, oser le détachement intérieur pour gagner en liberté et en joie, suivre Jésus avec confiance, en laissant l’amour de Dieu transformer nos vies.
Le Carême n’est pas un chemin de privation, mais un chemin de liberté et de vie : chaque pas que nous faisons vers Dieu est déjà un pas de bonheur.
Pour ton Église, qu’elle marche avec courage et joie sur le chemin de la conversion, qu’elle soit lumière pour ceux qui cherchent, et réconfort pour ceux qui doutent, nous te prions.
Pour ceux qui sont en peine, fatigués ou fragiles, ouvre leurs cœurs à ta proximité, et fais éclore en eux la joie de se savoir aimés, libres et précieux, nous te prions.
Pour nos communautés et nos familles, apprends-nous à choisir la vie dans nos paroles, nos gestes et nos décisions, à partager le souffle de ton amour dans le quotidien, nous te prions.
Pour chacun de nous, que ce Carême soit un temps de liberté et de vie, où nos choix reflètent la lumière de ton amour et nous rapprochent de Toi, nous te prions.
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …
Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …
Chaque acte devient une semence de vie et de liberté en Dieu.

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