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Jeudi de la 1ère semaine de carême

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira. En effet, quiconque demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe, on ouvrira. Ou encore : lequel d’entre vous donnera une pierre à son fils quand il lui demande du pain ? ou bien lui donnera un serpent, quand il lui demande un poisson ? Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père qui est aux cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent ! Donc, tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi : voilà ce que disent la Loi et les Prophètes. »

Les lectures de ce jeudi sont centrées sur un des piliers du carême, un des piliers de notre vie de chrétiens : la prière.

Et tout d’abord avec Esther.  La pauvre est orpheline, en exil dans l’Empire Perse.  Elle se sent seule et c’est précisément ce qu’elle dit au Seigneur.  Elle comprend qu’avec le Seigneur, sa solitude peut disparaître et que sa pauvreté peut se transformer en force, non pas grâce à elle, mais par la puissance du Seigneur.  Nous faisons souvent cette expérience que la prière naît parfois … ou souvent … d’un moment où nous faisons l’expérience de notre fragilité.  Dieu ne rejette pas cette prière, en nous disant que c’est une prière intéressée, mais c’est l’occasion pour lui de nous montrer sa proximité.

L’évangile nous donne trois verbes.  Et commençons par les deux premiers : « demandez » et « cherchez ».  Le Seigneur nous donne comme la permission de nous adresser à lui.  Il nous disait hier qu’il savait ce dont nous avons besoin ; mais lui demander, c’est entrer dans une relation avec lui.  Il est Dieu-avec-nous ; soyons des hommes/femmes-avec-lui.  Et cherchons.  Cela implique de se mettre en route.  Et vous vous souvenez de la phrase de Blaise Pascal : « Console-toi, tu ne me chercherais pas si tu ne m’avais trouvé. ».  Et le superbe livre du Cantique des Cantiques fait dire à la Bien-aimée : « Sur ma couche, durant la nuit, j’ai cherché celui que mon cœur aime… »  Si elle aime le Bien-aimé c’est qu’elle l’a déjà trouvé.

Et enfin : « frappez et l’on vous ouvrira ».  Évidemment, le Seigneur parle de frapper à sa porte ; mais si, pendant ce carême, on transformait, sans trahir la phrase en disant que ce temps est l’occasion de frapper doucement à la porte d’un cœur : Un proche isolé, une personne oubliée.  Et puisque Jésus s’identifie au petit, c’est donc lui qui nous ouvrira.  Et la règle est simple.  Alors que l’Ancien Testament invitait à ne pas faire aux autres ce que nous ne voudrions pas qu’il nous fasse, voilà que Jésus le dit de façon positive : « Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux. » 

 Seigneur, Toi qui nous invites à demander sans crainte, apprends-nous la confiance des enfants. Quand nos mots sont pauvres ou fatigués, écoute le murmure de nos cœurs.

Seigneur, Toi qui nous encourages à chercher, éclaire ceux qui doutent, ceux qui avancent dans le brouillard, ceux qui ne savent plus très bien où est la lumière.

Seigneur, Toi qui promets d’ouvrir quand nous frappons, donne à ton Église un visage accueillant, des mains ouvertes, et des paroles qui relèvent.

Seigneur, fais de nous, en ce Carême, non des juges sévères de nous-mêmes, mais des chercheurs de ta présence et des artisans de paix.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …


Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

Prendre 3 minutes pour “demander” une seule chose à Dieu, simplement et sans discours compliqué.






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