Lundi de la 6ème semaine
du Temps de l'Eglise
Mettons-nous en présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ; Seigneur, à notre secours !
En ce temps-là, les pharisiens survinrent et se mirent à discuter avec Jésus ; pour le mettre à l’épreuve, ils cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel. Jésus soupira au plus profond de lui-même et dit : « Pourquoi cette génération cherche-t-elle un signe ? Amen, je vous le déclare : aucun signe ne sera donné à cette génération. » Puis il les quitta, remonta en barque, et il partit vers l’autre rive.
Nous commençons cette journée avec un constat : la vie chrétienne n’est pas un chemin sans obstacles. Jacques nous le dit clairement : « Mes frères, quand vous êtes éprouvés par diverses tentations… » Les épreuves, les incompréhensions, les difficultés apparaissent régulièrement, parfois là où on ne s’y attend pas. Et dans l’Évangile, les Pharisiens viennent demander un signe. Ils doutent, ils testent, ils veulent des preuves tangibles. Jésus, face à cette demande, soupire et se retire.
Jacques nous rappelle : les épreuves ne sont pas là pour nous briser, mais pour nous former, affermir notre foi. Il parle de « persévérance » et de « maturité ». Dans notre quotidien, combien de fois nous frustrons-nous parce que les choses ne se passent pas comme prévu : un projet qui stagne, un lien qui se tend, un espoir qui semble s’éloigner… Et pourtant, c’est exactement là que Dieu travaille, non pas qu’il les veuille ou nous les envoie, mais au cœur des difficultés, il va œuvrer : il fait pousser la patience, il forme la constance, il cultive la profondeur de notre cœur. Chaque petit retard ou obstacle est une salle de gym spirituelle !
Les Pharisiens demandent un signe à Jésus, et il refuse. Pourquoi ? Parce que la foi n’est pas une simple réaction aux miracles, mais une ouverture à un Dieu vivant, que l’on apprend à reconnaître dans le quotidien. Nous voudrions parfois des preuves tangibles, des signes spectaculaires. Dieu, lui, nous appelle à regarder avec confiance là où les signes sont invisibles : dans une parole, dans une rencontre, dans un geste d’amour. La Parole de Dieu est claire : la foi est avant tout un acte du cœur. C’est notre écoute, notre attention aux autres qui font croître notre foi.
Le psaume 118 nous rappelle la beauté de la Loi : « Heureux ceux qui marchent selon la loi du Seigneur. » Marcher selon la loi ne signifie pas une obéissance mécanique, mais se laisser transformer intérieurement. Dans l’épreuve et dans le doute, nous pouvons demander la sagesse de Dieu : pour comprendre nos limites, pour orienter nos choix, pour agir avec discernement et amour.Cette sagesse est pratique : elle nous aide à ne pas réagir avec colère, à ne pas tomber dans le cynisme, à garder le cœur ouvert malgré les incompréhensions.
Aujourd’hui, la Parole nous invite à trois gestes : accueillir les épreuves comme des occasions de croissance, chercher Dieu dans le quotidien plutôt que dans les signes extraordinaires, laisser le Seigneur guider nos paroles et nos actions.
qu’elle soit un phare de lumière dans les épreuves du monde, nous te prions.
Pour les malades, les fatigués et les découragés, donne-leur la force de persévérer,et que ton Esprit souffle sagesse et consolation dans leur cœur, nous te prions.
Pour nos familles et nos communautés, apprends-nous à ne pas juger à la hâte, mais à offrir écoute, soutien et paix, nous te prions.
Pour chacun de nous, que nos doutes deviennent des pas vers toi, que nos cœurs s’ouvrent à ta sagesse, et que nous apprenions à te reconnaître dans le quotidien et non seulement dans les signes, nous te prions.
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …
Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

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