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Mercredi de la 1ère semaine de carême

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

En ce temps-là, comme les foules s’amassaient, Jésus se mit à dire : « Cette génération est une génération mauvaise : elle cherche un signe, mais en fait de signe il ne lui sera donné que le signe de Jonas. Car Jonas a été un signe pour les habitants de Ninive ; il en sera de même avec le Fils de l’homme pour cette génération. Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que les hommes de cette génération, et elle les condamnera. En effet, elle est venue des extrémités de la terre pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas. »

 

Dieu croit en nous, comme il a cru en Jonas.  Si, dans cette histoire haute en couleur, Jonas était à tout jamais loin de Dieu, lui qui a refusé sa vocation de prophète, le Seigneur ne l’aurait pas rejeté sur le rivage.  Mais alors que Jonas ne croit pas en sa vocation, le Seigneur, lui, n’arrête pas de croire en la capacité de Jonas, en notre capacité.  Notre Dieu est un éternel optimiste.  Comme dira Paul : « Dieu est plus grand que notre cœur et il connaît tout ».  Le temps du Carême est un temps d’émerveillement devant un Dieu qui ne se fatigue jamais de nos refus.

 

Jésus parle de lui en disant qu’« il y a ici bien plus que Jonas ».  Jonas était un prophète ; Jésus est bien plus que cela.  À chaque Noël, nous fêtons un Dieu qui se fait tout proche ; un Dieu qui n’agit plus par des intermédiaires, mais qui vient lui-même à la rencontre de l’homme, de tout homme.  L’évangile des tentations nous a montré le Malin qui s’est fait proche de Jésus dans le désert ; mais désormais, c’est Jésus qui se fait proche de nous dans tous nos déserts.  Le carême est ce temps où nous redécouvrons la présence de Dieu, toujours à nos côtés, même si nous ne le voyons pas. Nous ne le voyons sans doute pas toujours, mais nous le savons et nous y croyons.

 

Et enfin, la réaction et du peuple et du roi de Ninive … et il faut même ajouter les animaux qui y ont été contraints.  Ils changent, ils se convertissent, c’est-à-dire, ils changent de route, ils prennent une autre direction.  Vous vous rappelez la fête de l’Épiphanie : parce qu’ils ont vu Jésus, nous dit l’évangile, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin.  C’est la même chose ici pour les habitants de Ninive et pour notre carême.  Notre conversion, elle n’est pas d’abord une volonté de changer les choses avec courage et mauvaise humeur.  C’est tout le contraire : c’est parce que nous découvrons que le Seigneur est tout proche dans nos déserts que, pratiquement automatiquement, nous aussi, « nous rentrons chez nous par un autre chemin », celui de la conversion joyeuse.  Amen       


 Seigneur Jésus, toi qui es plus grand que nos cœurs et plus patient que nos lenteurs, nous te confions le monde que tu aimes.

Pour ton Église en marche vers Pâques : qu’elle soit signe d’espérance, non par la sévérité, mais par la miséricorde. Nous te prions.

Pour les peuples blessés par la guerre, la violence ou la misère : que se lèvent des artisans de justice et de paix, et que germe la réconciliation là où tout semblait fermé. Nous te prions.

Pour ceux qui traversent l’épreuve, la maladie ou le découragement : que ton regard les relève et que nos mains sachent se tendre vers eux. Nous te prions.

Pour nous rassemblés en cette eucharistie : que ce Carême creuse en nous un cœur plus simple, plus libre d’aimer, plus prompt à faire le bien. Nous te prions.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …


Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

Aujourd’hui, choisir un geste très simple et discret : retenir une parole inutile ou blessante, et la remplacer par une parole qui encourage ou apaise.






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