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Samedi après les Cendres

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

En ce temps-là, Jésus sortit et remarqua un publicain (c’est-à-dire un collecteur d’impôts) du nom de Lévi assis au bureau des impôts. Il lui dit : « Suis-moi. » Abandonnant tout, l’homme se leva ; et il le suivait.
Lévi donna pour Jésus une grande réception dans sa maison ; il y avait là une foule nombreuse de publicains et d’autres gens attablés avec eux. Les pharisiens et les scribes de leur parti récriminaient en disant à ses disciples : « Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? » Jésus leur répondit : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs, pour qu’ils se convertissent. »

Aujourd’hui, Isaïe nous invite à un Carême vivant, actif et joyeux : « Si tu retires ton pied de l’oppression, si tu ne continues pas à accuser, si tu parles avec justice… alors tu brilleras comme l’aurore. » Le Carême n’est pas une période de privation pour elle-même. C’est un chemin de liberté, un temps pour se laisser transformer par l’amour de Dieu, et pour devenir pleinement homme et femme, à son image et à sa ressemblance. Luc, dans l’Évangile, nous rappelle que Jésus est venu pour ceux qui se savent pécheurs, ceux qui ont besoin de lui pour retrouver la vie et la liberté.

Isaïe nous invite à ôter ce qui nous retient : nos jugements, nos critiques, nos habitudes qui nous enferment.
Lorsque nous nous ouvrons, notre cœur commence à briller comme l’aurore. Le Carême, c’est d’abord une libération intérieure. On n’est pas punis pour nos fautes, on est appelés à vivre pleinement.

Dans l’Évangile, Jésus appelle Lévi, le collecteur d’impôts : « Suis-moi. » Lévi se lève et le suit. La rencontre avec Jésus transforme sa vie : il n’est plus seul, il est reconnu, accueilli, libre. Pour nous aussi, le Carême est un temps de rencontres authentiques : avec ceux que nous croisons chaque jour, avec nous-mêmes, nos fragilités, nos blessures, et surtout avec Dieu qui nous aime.
Se laisser aimer, c’est ouvrir notre vie à la rencontre, et non la refermer sur nos certitudes ou nos peurs. La vraie liberté naît quand nous acceptons de suivre Jésus là où il nous appelle, même si c’est surprenant ou inattendu.

Le psaume 85 nous rappelle : « Enseigne-moi ta voie, Seigneur, et je marcherai dans ta fidélité. » Le Carême est un temps pour marcher avec joie et confiance, pas avec culpabilité. Chaque geste, chaque choix d’ouverture et de bonté est une manifestation de la vie que Dieu veut pour nous. Se laisser aimer, c’est découvrir que : la conversion n’est pas une contrainte, l’ascèse n’est pas une fin, et que la liberté humaine trouve son apogée dans l’amour reçu et donné.
La joie du Carême, c’est de sentir Dieu transformer notre vie, notre cœur et nos relations, pas seulement nos habitudes.

Aujourd’hui, le Carême nous appelle à trois gestes concrets : nous libérer des poids qui nous retiennent, accueillir la rencontre avec Dieu et les autres, marcher dans la joie et la confiance, laissant l’amour de Dieu transformer nos vies.
Chaque pas est un pas de lumière, de liberté et de vie.

 Pour ton Église, qu’elle rayonne de vie et de joie, qu’elle montre que le Carême n’est pas un poids mais un chemin de liberté et d’amour, nous te prions.

Pour les faibles, les blessés et ceux qui doutent, ouvre leurs cœurs à ton souffle et à ton regard bienveillant, qu’ils sentent que chaque pas vers Toi est un pas de lumière, nous te prions.

Pour nos familles et communautés, apprends-nous à briller par nos gestes simples, à partager le pain, la parole, le temps et l’écoute, nous te prions.

Pour chacun de nous, que ce Carême soit un temps de joie, de liberté et de vie, où nos cœurs s’ouvrent à ton amour et où nos vies deviennent reflet de ta lumière, nous te prions.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …


Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

Aujourd’hui, poser un geste de lumière et de liberté : tendre la main à quelqu’un isolé, dire une parole de pardon ou de reconnaissance, prendre un temps pour réfléchir à ce que Dieu veut illuminer dans notre cœur.
Chaque geste devient une manifestation concrète de la liberté et de la joie que Dieu nous offre. 

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