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Samedi de la 1ère semaine de carême

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. Eh bien ! moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, il fait tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait. »

Voilà qu’Ezékiel dit, bien avant qu’il n’existe, ce qu’est la finalité du carême que nous vivons : non pas des privations pour des privations, non pas un simple respect des lois et des préceptes.  Cela, ce sont et ce sont uniquement, des moyens.  Le but, il est simple et tellement beau et il revient tout au long de la lecture : « il sera ton Dieu, tu seras son peuple, tu seras son domaine particulier, un peuple consacré au Seigneur. » Autrement dit : « nous appartenons au Seigneur », non pas comme une propriété, mais dans une relation d’amour.  Le carême est ce temps où nous redécouvrons à quel point nous sommes aimés.

Et c’est ce que le psaume nous dit en d’autres mots.  Le psaume 118 - le plus long des 150 psaumes de la Bible - est tout entier consacré à la Loi.  Dans cette partie du psaume que nous chantons aujourd’hui, ainsi que dans l’antienne, se trouve par trois fois le mot « heureux ».  C’est donc une Béatitude.  Suivre la Loi du Seigneur fait de nous des hommes et des femmes heureux, pas « en règle pour le ciel ».  C’est très différent.  Car si, avec la première lecture, je découvre à quel point je suis aimé, automatiquement, je serai heureux.
Et l’évangile ? Il s’agit d’être parfait, c’est-à-dire pleinement accompli.  Attention, la perfection dans la Bible, n’est pas la perfection humaine ; elle est un synonyme de sainteté.  Et la sainteté, c’est « simplement » ressembler à Dieu : aimer comme lui parce qu’il aime pleinement.  Sans limite.  Sans discrimination.  Et de nouveau, ce n’est pas un effort qui nous est d’abord demandé.  Non, c’est de nous couler, de plonger dans l’amour que Dieu a pour nous et laisser agir sa contagion, par nous, autour de nous.  Amen  

 Pour l’Église appelée à refléter la sainteté de Dieu : qu’elle soit signe de réconciliation et de tendresse, qu’elle conduise les pécheurs vers la joie du pardon et témoigne de la miséricorde plus forte que toute faute. Seigneur, nous te prions.

 

Pour les responsables des nations : que leurs décisions soient inspirées par la justice et la compassion, et qu’ils recherchent sincèrement la paix et le bien des plus faibles. Seigneur, nous te prions.

 

Pour ceux qui se sentent indignes ou éloignés de Dieu : qu’ils découvrent un Père qui les attend, non pour condamner mais pour relever, et qu’ils trouvent le courage de revenir vers lui. Seigneur, nous te prions.

 

Pour notre communauté en marche vers Pâques : que ce Carême creuse en nous un cœur humble et fraternel, attentif aux pauvres et fidèle à la prière. Seigneur, nous te prions.


Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …


Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

Aujourd’hui, prendre un temps de prière pour confier au Seigneur une relation blessée.





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