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Lundi de la 2ème semaine de carême 


 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés ; ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et l’on vous donnera : c’est une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante, qui sera versée dans le pan de votre vêtement ; car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous. »

La première lecture du livre de Daniel se situe alors que le Peuple est exilé à Babylone.  Le peuple d’Israël est loin de sa terre, privé du Temple et de la liberté politique. Et cela déclenche une prière pénitentielle.  On pourrait dire que cette lecture devrait éclairer la manière que nous avons de vivre le sacrement de la Réconciliation.  Souvent, nous nous précipitons sur nos péchés.  Je n’ai pas fait ceci, je n’aurais pas dû faire cela.  Daniel n’agit pas ainsi.  Avant de confesser son péché et celui de son Peuple, il va d’abord poser un acte de foi : « Toi Seigneur, le Dieu grand et redoutable, qui garde alliance et fidélité ». Le sacrement de la réconciliation, le Carême, ce n’est pas d’abord le moment de faire un examen de conscience, mais plutôt le moment favorable pour confesser, pour nous émerveiller de l’amour de Dieu, de sa fidélité qui est de toujours à toujours.  Et avouez que c’est quand même moins noir.  Léon a dit au début de ce temps qu’il nous souhaitait un joyeux carême.

Le psaume avec son antienne : « Ne nous traite pas selon nos péchés » doit être compris dans le même sens.  Ce n’est pas un homme terrassé par la peur du jugement de Dieu qui parle.  S’il savait que Dieu est impitoyable, il ne lui ferait pas cette demande.  S’il le fait, c’est parce qu’il fait confiance au Seigneur. Si on demande miséricorde au Seigneur, c’est fondamentalement parce qu’on sait que le cœur de Dieu est plus grand que nos infidélités.

Et enfin Luc, dans sa phrase « Soyez miséricordieux comme votre Père » nous invite à devenir ce que nous contemplons. La miséricorde n’est pas un idéal moral que l’on atteindrait à la force des poignets.  La force des poignets est le propre des héros.  Mais nous ne sommes pas appelés à être des héros, mais des saints, comme le dira la prière eucharistique.  La miséricorde n’est pas un acte héroïque, elle est une ressemblance. C’est cela la sainteté : devenir ce que nous contemplons. Celui qui a reçu peut donner.
Notre Carême est donc un temps pour recevoir davantage afin de donner davantage. Sinon, nous finirons notre carême découragé et dans une tristesse profonde.  Mais Dieu nous veut heureux. Donc, bonne suite joyeuse de carême.  Amen

 Pour ton Église répandue à travers le monde : qu’elle ne cesse d’annoncer que ta justice est tendresse et que ton pardon relève ceux qui tombent.

Pour les peuples en guerre au Moyen Orient, pour les exilés, pour ceux qui ont perdu terre, travail ou espérance : que ta fidélité les visite et ouvre des chemins de retour et de paix.

Pour ceux qui sont jugés, enfermés dans leur passé, et pour ceux qui jugent sans pitié : dépose en leurs cœurs la mesure débordante de ton pardon.

Pour nous tous en ce temps de Carême : arrache-nous aux calculs étroits, élargis nos mains pour le partage, et fais jaillir en nous la joie de donner sans compter.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …


Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …

Choisir un acte volontaire de miséricorde : par exemple, donner concrètement de son nécessaire à quelqu’un qui en a besoin.




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