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Lundi de la 3ème semaine de carême

 Mettons-nous en  présence de Dieu : Dieu, viens à mon aide ;  Seigneur, à notre secours !

Dans la synagogue de Nazareth, Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays. En vérité, je vous le dis : Au temps du prophète Élie, lorsque pendant trois ans et demi le ciel retint la pluie, et qu’une grande famine se produisit sur toute la terre, il y avait beaucoup de veuves en Israël ; pourtant Élie ne fut envoyé vers aucune d’entre elles, mais bien dans la ville de Sarepta, au pays de Sidon, chez une veuve étrangère. Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; et aucun d’eux n’a été purifié, mais bien Naaman le Syrien. » À ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux. Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline où leur ville est construite, pour le précipiter en bas. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin.

On le comprend ce brave Naaman.  Il en a fait des kilomètres pour venir rencontrer Elisée.  Il espérait sans doute des gestes extraordinaires, de grandes lamentations et des signes terrifiants.  Rien de cela …  Va plonger dans l’eau …  C’est tout.  Quelle déception.  Notre Dieu n’a pas l’habitude de se montrer de façon triomphante : né dans une grotte, mort sur une croix, pas de maison somptueuse et un métier de charpentier.  Alors, s’il se montre à nous – et c’est le cas – ce sera toujours aussi dans la discrétion.  Retire-toi dans ta chambre pour prier dans le secret ; médite ma Parole ; reçois-moi dans un peu de pain et de vin de et entends un prêtre te dire ‘je te pardonne tous tes péchés’.  Rien d’extraordinaire, mais c’est ainsi que la puissance de Dieu agit. 

Et il agit chez des étrangers.  Impossible à entendre pour des bons Juifs.  Et pour nous !!!  François nous a parlé assez des périphéries, les résidences préférées du Seigneur.  Et comme l’écrira Jean : « Le vent souffle où il veut et tu ne sais ni d’où il vient, ni où il va ».  L’Esprit, Dieu merci, n’est pas prisonnier de son Eglise.  A nous de ne pas le garder prisonnier de nos paroisses et de nos communautés.  Ouvrons grand nos fenêtres et que notre bonne odeur - je l’espère – nous précède sur le monde où il nous envoie.

Quant au psaume, il nous parle de la soif : « Mon âme a soif de Dieu, le Dieu vivant. » Parfois nous réalisons que nous avons soif de Dieu, parfois nous réalisons seulement que nous avons soif, sans trop savoir ni de qui, ni de quoi.  C’était le cas de la Samaritaine dans l’évangile de ce dimanche.  Mais si j’ai soif, c’est que je suis vivant ; si j’ai soif, c’est qu’il y a un manque en moi que Dieu peut remplir.  Ce n’est pas pour rien que Marie chante : « Il comble de biens les affamés » et elle aurait pu dire « les assoiffés ».  Si je n’ai pas soif, le Seigneur ne peut me combler.  Alors n’ayons pas peur d’être e manque.  

 Pour ton Église : qu’elle apprenne la simplicité des prophètes et la liberté de ton Fils, afin d’annoncer ton amour sans frontières. Seigneur, nous te prions.

Pour les peuples qui ont soif de paix, de justice et de dignité : fais jaillir au milieu des conflits les sources inattendues de la réconciliation. Seigneur, nous te prions.

Pour ceux qui se sentent étrangers, rejetés ou oubliés : qu’ils découvrent que ton regard les rejoint et que ton salut traverse toutes les frontières humaines. Seigneur, nous te prions.

Pour ceux qui traversent la maladie, l’épuisement ou l’inquiétude : donne-leur des compagnons de route et la confiance de Naaman qui a accepté de se laisser conduire vers la guérison. Seigneur, nous te prions.

Pour nous tous réunis aujourd’hui : creuse en nous la soif de ta présence, afin que notre vie devienne un témoignage de ton amour. Seigneur, nous te prions.

Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …


Cette semaine, choisis un geste simple mais fidèle : prendre 5 minutes de prière silencieuse par jour, sans chercher quelque chose d’extraordinaire.

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