Mardi de la 3ème semaine de carême
En ce temps-là, Pierre s’approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu’à sept fois ? » Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à 70 fois sept fois. Ainsi, le royaume des Cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. Il commençait, quand on lui amena quelqu’un qui lui devait dix mille talents (c’est-à-dire soixante millions de pièces d’argent). Comme cet homme n’avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette. Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout.” Saisi de compassion, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette. Mais, en sortant, ce serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d’argent. Il se jeta sur lui pour l’étrangler, en disant : “Rembourse ta dette !” Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : “Prends patience envers moi, et je te rembourserai.” Mais l’autre refusa et le fit jeter en prison jusqu’à ce qu’il ait remboursé ce qu’il devait. Ses compagnons, voyant cela, furent profondément attristés et allèrent raconter à leur maître tout ce qui s’était passé. Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?” Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu’à ce qu’il eût remboursé tout ce qu’il devait. C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur. »
Dans la première lecture du livre de Daniel, Azarias n’a plus rien à offrir à Dieu : ni temple, ni sacrifice et le peuple élu est humilié. Il ne peut donc s’offrir que lui-même avec un cœur rempli de toutes ces épreuves : « Avec nos cœurs brisés, nos esprits humiliés, reçois-nous, comme un holocauste de béliers, de taureaux, d’agneaux gras par milliers ». Le Seigneur n’attend pas que nous ayons de belles et grandes choses à lui offrir ; il écoute toute prière. Alors ne disons jamais que nous sommes trop petits, trop faibles, trop pécheurs pour nous adresser à Dieu. Ce qu’il aime, c’est la vérité de notre cœur. N’allons pas à lui avec ce que nous voudrions être, mais avec ce que nous sommes, tout simplement.
L’évangile nous invite au pardon. OK. Mais pas un pardon héroïque, à la force des poignets. Notre pardon, comme disait un théologien, « naît de la mémoire de la miséricorde ». Plus me rendrai compte de l’amour du Seigneur pour moi, plus « simple » sera mon pardon envers l’autre. Et rappelez-vous que François disait que reconnaître notre impossibilité à pardonner était déjà un pas vers le pardon. Alors … courage …
Et enfin, le maître le livre aux bourreaux, à la prison si l’on veut. Comme d’habitude, ne mettons pas cela sur le dos de Dieu. C’est beaucoup plus simple et plus lumineux. Si je n’entre pas dans une dynamique de pardon, je me mets en prison, je me fais du mal … je choisis la mort et non la vie. Dieu ne nous veut pas prisonnier, c’est nous qui nous punissons nous-mêmes. Mais le Seigneur voudra toujours ouvrir nos prisons et nos tombeaux …
Pour ton Église répandue parmi les nations : qu’elle soit humble dans la prière et patiente dans la miséricorde ; que, se souvenant de la dette immense que tu lui as remise, elle devienne pour tous un signe vivant du pardon qui relève.
Pour les peuples blessés par la violence, les guerres et les vengeances : toi qui peux changer les cœurs de pierre en cœurs de chair, fais se lever des artisans de paix capables de briser les chaînes de la haine et d’ouvrir des chemins de réconciliation.
Pour ceux qui vivent écrasés par le poids de leurs fautes ou de leurs échecs : qu’ils entendent la parole qui relève, qu’ils découvrent que ton pardon est plus vaste que la mer et que ta miséricorde renouvelle la terre.
Pour les familles, les communautés et les peuples divisés : qu’au milieu des blessures et des incompréhensions ton Esprit fasse jaillir la source du pardon qui désarme les cœurs et recrée la fraternité.
Pour nous tous en marche vers Pâques : que nos cœurs deviennent une offrande humble et vraie, comme la prière d’Azarias dans la fournaise ; apprends-nous à marcher dans tes chemins et à remettre à nos frères la dette que tu nous as remise.
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …
Et que Marie, la Vierge des Pauvres, Notre-Dame des sinistrés, soit aujourd’hui encore source de compassion : Je vous salue Marie …
Pour les peuples blessés par la violence, les guerres et les vengeances : toi qui peux changer les cœurs de pierre en cœurs de chair, fais se lever des artisans de paix capables de briser les chaînes de la haine et d’ouvrir des chemins de réconciliation.
Pour ceux qui vivent écrasés par le poids de leurs fautes ou de leurs échecs : qu’ils entendent la parole qui relève, qu’ils découvrent que ton pardon est plus vaste que la mer et que ta miséricorde renouvelle la terre.
Pour les familles, les communautés et les peuples divisés : qu’au milieu des blessures et des incompréhensions ton Esprit fasse jaillir la source du pardon qui désarme les cœurs et recrée la fraternité.
Pour nous tous en marche vers Pâques : que nos cœurs deviennent une offrande humble et vraie, comme la prière d’Azarias dans la fournaise ; apprends-nous à marcher dans tes chemins et à remettre à nos frères la dette que tu nous as remise.
Tournons nos regards vers le Père qui a créé ce monde ; monde que nous déréglons si souvent en ne le respectant pas : Notre Père …

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